mardi 3 septembre 2013

Le top 10 des pays africains les plus espionnés par les Etats-Unis d’Amérique


L’Afrique n’a pas été épargnée par le programme secret de surveillance des Etats-Unis, baptisé Prism. Ce dernier est destiné à collecter les données en ligne des gouvernements, des entreprises et des particuliers du monde entier – hormis ceux des Etats-Unis – et est associé au logiciel Boundless Informant qui permet d’analyser de manière précise et détaillée ces données. Ces programmes ont été dévoilés par l’ancien consultant de la NSA (National Security Agency), l’agence nationale de sécurité américaine chargée du renseignement, Edward Snowden, qui s’est confié au Guardian et Washington Post en juin dernier. Ils montrent aux yeux du monde comment les Etats-Unis espionnent l’Internet et certains réseaux de téléphonie. Depuis 2007, le programme Prism collecte les mails, les fichiers, les photos, les communications audio ou vidéo, toutes les informations transitant via le web. Les entreprises espionnées étant Microsoft, Google, Facebook, Skype, Yahoo !, YouTube, Paltalk, Aol et Apple.
A titre illustratif, pour le seul mois de mars 2013, la NSA a analysé 97 milliards d’informations avec Boundless Informant. Les cinq pays les plus surveillés étant l’Iran (14 milliards d’informations recueillies), le Pakistan (13,5 milliards d’informations recueillies), la Jordanie (12,7 milliards d’informations recueillies), l’Egypte (7,6 milliards d’informations recueillies) et l’Inde (6,3 milliards d’informations recueillies). Plus encore, les communications téléphoniques d’une trentaine d’ambassades étrangères à Washington étaient écoutées, car des microphones y étaient installés.
Rang Pays
1er Égypte
2e Kenya
3e Libye
4e Tanzanie
5e Somalie
6e Algérie
7e Soudan
8e Ouganda
9e RD Congo
10e Zimbabwe

Les 10 pays africains les plus surveillés par les États-Unis
L’Egypte occupe donc le quatrième rang mondial et le premier rang des pays africains les plus surveillés par les États-Unis, plus espionnée que la France.
Elle est suivie par le Kenya, espionné au même titre que l’Allemagne. Vient ensuite l’Algérie espionnée au même titre que la Turquie. La Tanzanie (pays dans lequel le président Barack Obama s’est rendu le 1er juillet 2013), la Somalie, l’Algérie, le Soudan et l’Ouganda suivent et sont aussi surveillés par les Etats-Unis, au même degré de surveillance que la France. Les deux derniers sont la RD Congo et le Zimbabwe.
Pendant sa récente tournée africaine (Sénégal, Afrique du Sud et Tanzanie), Barack Obama a pourtant déclaré, lors d’une conférence de presse en Tanzanie, que son pays voulait être le véritable partenaire de l’Afrique. « Je l’ai dit à travers l’Afrique, nous envisageons un nouveau modèle qui ne soit plus seulement basé sur l’aide et l’assistance mais sur le commerce et le partenariat », a-t-il déclaré. « Le but ultime, a poursuivi le président américain, est que les Africains construisent l’Afrique, pour les Africains. Et notre travail est d’être un partenaire dans ce processus, et la Tanzanie a été un de nos meilleurs partenaires ». Des partenaires qu’on espionne, dirait-on.
Réponse d’Obama
Au sujet des révélations d’Edward Snowden relayées par The Guardian et le Washington Post, Barack Obama ne s’est pas encore clairement expliqué aux Européens, qui, excédés, lui ont demandé des explications pressantes. Réagissant depuis Dar es Salam en Tanzanie où il était en visite le 1er juillet dernier, Obama a promis que les Etats-Unis fourniront à leurs alliés européens toutes les « informations » qu’ils réclament sur les activités d’espionnage électronique dont est accusée la NSA contre leurs représentations à Washington et à l’Onu. D’après le président américain, Washington continue « d’évaluer » le contenu d’articles de presse et les documents fournis par l’ancien consultant de la NSA Edward Snowden. Par la suite, les Etats-Unis « communiqueront de manière appropriée avec leurs alliés ». « Quand nous aurons une réponse, nous ferons en sorte de fournir toutes les informations voulues par nos alliés », a assuré Barack Obama, qui estime cependant que les pays vont toujours chercher l’information au-delà de ce qui est présenté dans la presse.
Mais déjà, la Direction nationale du renseignement américain (ODNI), qui coordonne les activités des 17 agences de renseignement américaines, dont la NSA, avait indiqué que les Etats-Unis « répondront de façon appropriée » à l’UE et à ses Etats membres par les canaux diplomatiques. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, premier officiel américain à réagir sur ce sujet, a d’ailleurs minimisé le sujet. « Je dirais que chaque pays dans le monde qui est impliqué dans les affaires internationales, de sécurité nationale, exerce de nombreuses activités afin de protéger sa sécurité nationale et toutes sortes d’informations qui peuvent y contribuer », a-t-il déclaré.
Au moment où les gouvernements européens exigent des explications des États-Unis, les gouvernements africains, eux, restent encore muets face à ces révélations.
Pour le magazine Réseau Télécom n°63


samedi 6 octobre 2012

L'économiste Kako Nubukpo parle du franc Cfa et son audience cinquante ans après

L'économiste et universitaire togolais Kako Nubukpo, président de l'Association africaine d'économie politique a fait état de sa tendance à penser que le franc Cfa commun à l'Union économique et monétaire ouest- africaine (Uemoa-huit Etats) est « instrument de domination avec une soumission volontaire des Africains » de cette zone franc, en invité spécial jeudi d'une émission sur la radio locale Kanal Fm de la capitale togolaise.

« J'ai tendance à penser que c'est un instrument de domination mais, je vais plus loin, un instrument de domination avec une soumission volontaire des Africains de la zone Franc qui sont sensés gérer cette monnaie », a déclaré avec amertume l'économiste et universitaire togolais.

« C'est ce que j'appelle, finalement au plan monétaire, la servitude monétaire des banquiers centraux d'Afrique zone franc », a-t-il ajouté.

La réaction de Kako Nubukpo intervient dans un contexte de préparation d'un symposium, les 5 et 6 novembre sur le 50e anniversaire de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO) à Dakar au Sénégal au siège de cette institution de l'Uemoa.

Il dénonce le fait que, soient effacés, des communications à ce symposium les intellectuels et universitaires de l'Union monétaire ouest-africain (Umoa) spécialisés sur la problématique de la monnaie en Afrique de l'Ouest. « Pas un seul universitaire de l'espace UMOA comme intervenant principal et le seul à avoir été invité à prendre la parole devant cette auguste assemblée se contentera de commenter un exposé d'une universitaire française dont les liens consanguins avec la zone Franc sont avérés », a déploré M. Nupukpo dans une lettre ouverte au gouverneur de la BCEAO, qualifiant cela de braderie de délégation de souveraineté concédée par les Etats à la BCEAO.

Sa désapprobation vient du fait que, sont plutôt retenus, à « cette grand-messe programmée » des personnalités dont le gouverneur de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, le gouverneur de la Banque centrale américaine (la FED), Ben Bernanke, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, le Prix Nobel d'Economie, Paul Krugman, le Prix Nobel d'Economie, Joseph Stiglitz.

« A l'extraversion réelle et monétaire de nos économies, vous ne pouvez pas ajouter l'extraversion intellectuelle, plus de cinquante ans après l'indépendance de nos Etats », a relevé l'économiste Nubukpo dans la lettre ouverte.

« A la servitude monétaire issue du pacte colonial, vous ne pouvez pas ajouter la servitude volontaire de la délocalisation de la pensée sur le bilan et les perspectives de la gestion de notre monnaie commune », a-t-il poursuivi dans cette lettre ouverte au gouverneur de la BCEAO.

Interrogé sur la question par la radio locale, Kako Nubukpo indique que dans le fait le franc existe depuis 1945, bien avant les indépendances et que c'est une affaire qui dure depuis « quasiment un siècle ».

« Tout le monde peut observer que nos économies ne se sont pas diversifiées, que les taux de croissance sont désespérément bas et que nous n'arrivons absolument pas à gérer les questions liées à la pauvreté, à l'emploi des jeunes », a-t-il déploré.

« La question, elle est simple, est ce que cette monnaie est un outil de développement ou un instrument de domination », a-t-il laissé interrogateur.

Selon cet économiste, la place des doyens des facultés des sciences économiques et de gestion des universités de l'espace UEMOA audit Symposium ne devrait pas être celle qui leur est assignée « à savoir celle de spectateurs disciplinés de discussions qui les concernent au premier chef ».

« Elle devrait au contraire être celle des conducteurs du véhicule de la pensée sur notre avenir commun. La recherche africaniste est vieille de ses écoles de pensée et riche des faits stylisés issus de ses multiples terrains de recherche », a-t-il fait noter.

« Il n'y a aucune raison que les solutions aux problèmes que vivent les populations africaines soient corsetées par les recettes du prêt-à-penser idéologique, provenant de Washington, de Francfort, de Paris, et nous en oublions », a indiqué l'économiste et enseignant chercheur à l'Université de Lomé, M. Kako Nupukpo.

lundi 27 août 2012

Togo: Faure face à son peuple et à… son destin politique

Si la vigueur d’une opposition se mesure à l’aune de sa ténacité et de son courage, alors celle du Togo possède cette qualité. En effet, depuis des décennies, cette opposition a payé un lourd tribut pour son combat pour l’avènement d’un des fondamentaux de la démocratie : l’alternance.

C’est que cette dernière est composée d’une race de politiques, espèce d’ailleurs en voie de disparition sur le continent, prête à tous les sacrifices face à un pouvoir qui a longtemps cultivé l’autisme et l’autoritarisme.

Opposants blessés comme «Gil» (1992), tués comme le jeune Tavio Amorin en 1994, embastillés (Yawo Aghoyibo (1994). On ne saurait oublier le dernier bombardement du domicile de Jean-Pierre Fabre en juillet dernier. La liste est loin d’être exhaustive ; autant d’actes qui auraient pu calmer les velléités de changement de ces adversaires du pouvoir. Las !

Ces dernières semaines, notamment depuis la mi-juin, et deux ans après ces itératives marches et sit-in contre ce qu’elle appelle le «coup d’Etat permanent», elle a encore haussé le ton et redoublé d’ardeur.

Requinquée par le mouvement «Sauvons le Togo», conglomérat de 9 organisations de la société civile et de 7 partis d’opposition, ces adversaires ont rappelé au mauvais souvenir du pouvoir, que, même si le printemps arabe n’a pas atteint le Sahel, les peuples ne peuvent plus être gouvernés contre leur gré.

Gilbert Bawara, qui succède à Pascal Bodjona au très sensible ministère de l’Administration territoriale, fait là son baptême du feu.

Il doit gérer les humeurs d’une opposition qu’il connaît bien, des adversaires qui, quoique affaiblis par les scissions et les fusions-absoptions de leurs partis, n’en continuent pas moins de donner des estocades au régime de Faure.

Dispersés le 21 août 2012, pour avoir voulu marcher dans le quartier Deckon, les militants de «Sauvons le Togo», par la voix de son coordonnateur, Zeus Ajevon, exigent, ni plus ni moins, le départ du chef de l’Etat. Désormais, selon ce mouvement, leurs marches ne seront plus précédées de demandes d’autorisation, et elles seront régulières.

Bien que Faure Gnassingbé sache que, pour le moment, il n’y a pas véritablement péril en la demeure, il a été bien inspiré d’inviter les marcheurs à des échanges, invitation déclinée par les empêcheurs de gouverner en rond. Il a bien joué également en les laissant marcher ce 23 août 2012.

A vrai dire, si dès avril 2005, à son premier mandat, le jeune président a cultivé l’humilité, la compassion, la tolérance, bref si Faure a un peu fait la cour à ses opposants, c’était juste pour conjurer le spectre du chaos ethnique, bien réel à l’époque. Les deux Togo n’ont d’ailleurs pas totalement disparu, loin s’en faut.

Une câlinothérapie qui s’est poursuivie au second mandat, et qui a finalement convaincu, pour ne pas dire vaincu le sphinx d’Aneho, Gilchrist Olympio, qui s’est rallié à l’Union pour la République (UNIR), l’ex-RPT, le Parti présidentiel ; une victoire qui signe la fin d’une lutte politique de l’ennemi de son père et qui a eu des conséquences très fâcheuses sur l’opposition.

Il est vrai que certaines méthodes du président togolais rappellent qu’il est bien le légataire d’un système qui n’a pas disparu. Cependant, pour négligeables qu’elles soient, ces actions de «Sauvons le Togo» signifient une chose : la victoire de Faure est toujours contestée par une partie de son peuple ; ensuite, on ne peut pas gouverner un pays avec des marches, des sit-in, des casses, des courses-poursuites et des emprisonnements permanents. Ça vous pourrit un mandat.

Quand bien même on sait que le pouvoir peut compter aussi sur le temps, qui ramolit tout, Faure se retrouve aujourd’hui face d’abord à son peuple. Plus de 30% de votants, officiellement selon les résultats de la présidentielle de 2010, ne le reconnaissent pas comme président élu. C’est énorme quand on connaît le contexte togolais et les conditions du scrutin. Des contestations perpétuelles sont dangereuses quel que soit le pays.

Le n°1 togolais est également face à son destin politique. De sa capacité à surmonter ces péripéties politiques, et surtout à brûler les scories de l’époque d’Eyadéma dépendra son avenir politique. 2015, c’est politiquement loin en temps d’accalmie, mais lorsqu’il y a la tempête…

La Rédaction ( africatime.com)

mercredi 22 août 2012

Le fils de Martin Luther King attendu à Liverpool pour la commémoration de l’esclavage

Le fils aîné de l’un des plus grands dirigeants des droits civiques au Etats-Unis, le Dr Martin Luther King est attendu à Liverpool en Angleterre pour participer à la cérémonie annuelle du souvenir de l’esclavage, qui fait également office de mois consacré à l’histoire des Noirs. Des délégués du monde entier ont également commencé à arriver dans cette ville connue pour son grand rôle dans l’odieux commerce de l’esclavage qui a duré plus de 400 ans. 


L’itinéraire de la visite de Luther King et des évènements devant jalonner cette cérémonie indique que Martin Luther King III et son importante délégation doivent arriver mercredi soir à Liverpool pour prendre part à cet évènement historique. Au cours de son séjour spécial de trois jours à Liverpool, Luther King va diriger le Cours prévu à l’occasion de la Journée du souvenir de l’esclavage ; il fera également les ‘Libations’ usuelles au Musée international de l’esclavage de Liverpool, avant de procéder à l’inauguration officielle du nouveau bâtiment dédié à la mémoire des victimes de la Traite négrière. 
Depuis 1997 lorsque l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) a déclaré le 23 août Journée spéciale de commémoration de l’abolition de l’esclavage et de tous les vices qui lui sont associés, Liverpool est devenu un lieu de pèlerinage pour les Noirs de la diaspora et les descendants des anciens marchands d’esclaves en provenance des Etats-Unis, du Canada, d’Europe, d’Afrique, entre autres régions. Ces évènements au cours desquels sont prévus des cours, des expositions artistiques et d’autres manifestations culturelles, dureront plusieurs semaines

jeudi 26 juillet 2012

Valls tend la main aux immigrés


Le ministre de l’Intérieur remet à plat la politique de l’immigration instituée par Claude Guéant.

Depuis son arrivée à la Place Beauvau, Manuel Valls n’a de cesse de remettre à plat la politique de l’immigration instituée par Claude Guéant. Le nouveau ministre de l’Intérieur plaide pour l’ouverture des frontières et davantage de naturalisations.

Depuis le 16 mai, date de son investiture, Manuel Valls n’a de cesse de remettre à plat la politique de l’immigration instituée par Claude Guéant, son prédécesseur. Après avoir abrogé le circulaire du 31 mai 2011, limitant la régularisation des étudiants extra-communautaires, et remis en cause le contrôle au faciès, le nouveau ministre de l’Intérieur s’oppose au rétablissement du contrôle aux frontières en vue de la lutte contre une « Europe passoire ». Une proposition du candidat Sarkozy lors de la présidentielle.

« Je suis très attaché au principe de libre circulation et je serai très scrupuleux quant à la préservation de l’acquis Schengen. Je refuse la fermeture unilatérale des frontières », a déclaré ce mercredi Manuel Valls lors de son allocution devant la commission des Lois du Sénat. Et de déconstruire les nouvelles règles de naturalisation mises en place par Claude Guéant : Je compte « revenir sur les critères [...] introduits subrepticement par mon prédécesseur [...] (relevant d’une, ndlr) « course d’obstacles aléatoire et discriminante ».

Plus de naturalisations

Lors de ses précédents discours, Manuel Valls avait manifesté sa volonté d’accorder au cas par cas des titres de séjour aux immigrés en situation irrégulière. Ce mercredi, le ministre de l’Intérieur appelle de ses vœux une politique plus souple en matière de naturalisation.

« Le nombre de naturalisations est en chute libre (et) si rien n’est fait, ce nombre va chuter de 40 % entre 2011 et 2012 après une chute de 30 % entre 2010 et 2011 », a mis en garde le locataire de la Place Beauvau, en pointant du doigt la « politique délibérée » de Claude Guéant « d’exclure de la nationalité des gens méritants et ne posant aucune difficulté ». S’élevant contre le test à questions à choix multiples (QCM), chapeauté par son prédécesseur pour des immigrés désirant accéder à la nationalité française, le ministre de l’Intérieur pense que « Le défi de l’immigration sera relevé si la naturalisation n’est plus vécue, ou perçue, comme la fin d’un parcours du combattant, mais comme l’issue d’un processus d’intégration qui a sa part d’exigences ».

Manuel Valls, dénotant une politique de l’immigration « purement discrétionnaire (pour) 15 000 » immigrés, signale qu’une concertation se tiendra durant l’été avec les associations et syndicats concernés, pour statuer sur la nouvelle politique de l’immigration. Cette nouvelle donne profiterait, en toute évidence, aux immigrés africains.


par Sébastien Badibanga

mardi 17 juillet 2012

Deux africains parmi les 32 meilleurs joueurs de l'UEFA

L'UEFA vient de dévoiler sa liste des 32 footballeurs nommés pour l’élection du meilleur joueur de la saison. Et aucun Français n'est de la partie !
Les distinctions individuelles ne manquent sur la planète football. Et si le Ballon d'Or représente bien évidemment le nec plus ultra en la matière, d'autres récompenses sont prisées par les footballeurs. Et c'est ainsi que le trophée de meilleur joueur UEFA ne laisse personne de marbre. Certes moins glamour, ce titre reste apprécié. La saison dernière, c'est Lionel Messi qui avait là encore raflé la mise, s'offrant la première place devant Xavi et Cristiano Ronaldo.
Alors, qui aura droit aux faveurs de l'instance européenne pour la saison 2011-2012 ? Bien évidemment, les trois tauliers cités ci-dessus font partie de la liste des 32 joueurs présélectionnés publiée ce jour par l'UEFA. Une liste qui fait la part belle à l'Espagne, championne d'Europe en titre. Mais quelques surprises sont à noter malgré tout, avec notamment la présence du méconnu Leslie Davies, Gallois évoluant au Bangor City FC. En revanche, si même un tel élément s'offre une place de choix, aucun joueur français n'est de la fête. De quoi les faire méditer.
La liste des 32 joueurs :
Gardiens de but : Gianluigi Buffon - Iker Casillas - Petr Cech - Joe Hart
Défenseurs : Fabio Coentrão - Vincent Kompany - Pepe - Sergio Ramos
Milieux de terrain : Xabi Alonso - Jakub Blaszczykowski - Leslie Davies - Cesc Fabregas - Andres Iniesta - Shinji Kagawa - Frank Lampard - Luka Modric - Mesut Özil - Andrea Pirlo - David Silva - Yaya Touré - Xavi Hernandez
Attaquants : Sergio Agüero - Mario Balotelli - Didier Drogba - Falcao - Zlatan Ibrahimovic - Lionel Messi - Raul Gonzalez - Cristiano Ronaldo - Wayne Rooney - Fernando Torres - Robin van Persie

Les transferts financiers des diasporas résistent à la crise

Une étude récente de la Banque mondiale indique la résilience des envois de fonds des diasporas vers les pays émergents et en voie de développement. Malgré la crise qui touche les pays occidentaux, ces diasporas ont développé des capacités d’adaptation afin de pouvoir maintenir les flux financiers en direction de leur pays d’origine.

En 2011, 220 millions de migrants ont transféré par les circuits officiels 372 milliards $ soit une croissance de 13%. Ce montant représente 3 fois l’aide public au développement (APD) mais il pourrait représenter jusqu’à 6 fois l’APD en raison de la non comptabilisation des opérations informelles.

Ces flux financiers pourraient connaitre une progression annuelle de 7% pour atteindre 467 milliards $ en 2014.

10 pays accueillent principalement ces flux financiers de leurs diaspora : l'Inde (64 milliards $), Chine (62), Mexique (24), Philippines (23), Egypte (14), Pakistan (12), Bangladesh (12), Nigeria (11), Vietnam (9) et le Liban (8).

Les diasporas représentent 3% de la population mondiale.