mercredi 30 mai 2012

Selon un rapport de la BAD: Les fuites de capitaux privent l’Afrique de plus de 700 milliards de dollars


Le montant élevé de plus de 700 milliards de dollars qui auraient quitté l’Afrique entre 2000 et 2008 est une immense perte. Cet argent aurait pu améliorer sensiblement la qualité de vie des Africains en réduisant la pauvreté.


Entre 2000 et 2008, les fuites de capitaux auraient dépossédé le continent africain de plus de 700 milliards de dollars, selon le rapport 2012 sur les « Perspectives économiques en Afrique » produit par la Banque africaine de développement (Bad), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde), lancé lundi dernier à Arusha (Tanzanie).

Si l’Afrique venait à bout de la fuite des capitaux, elle pourrait considérablement améliorer la qualité de vie de ses populations, notamment en vue de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd), indique le rapport portant sur le thème « Promouvoir l’emploi des jeunes ». Parmi les huit pays africains où les fuites de capitaux ont représenté plus d’un milliard de dollar par an, entre 2000 et 2008, ajoute le rapport, cinq se situent en queue du classement du développement humain établi en 2001 par le Pnud.

Ces pays peinent encore à mobiliser des fonds pour améliorer le niveau de vie de leurs populations. Un réinvestissement de cet argent sur le continent avec le même niveau de productivité que les investissements réalisés aurait permis de faire progresser le taux de réduction de la pauvreté de 4 à 6 points de pourcentage par an, en moyenne, sur la période de 2000 à 2008, indique le rapport.

Le document juge important que la coopération internationale organise le rapatriement de cet argent en Afrique. Mais la réalité est que les pays africains peinent à rapatrier ces fonds à cause surtout de la réticence de certains Etats à éradiquer des transferts financiers illicites qui leur profitent.
Le continent, ajoute le rapport, doit poursuivre ses efforts pour l’amélioration de la gouvernance intérieure et l’éradication des pratiques qui favorisent l’évasion des capitaux.

Le rapport conseille à l’Afrique de profiter du « consensus international » en vogue actuellement sur l’urgence d’éradiquer l’extrême pauvreté afin d’accroître les pressions en vue d’un rapatriement des capitaux enfuis. Les auteurs du document ont espoir que « l’amélioration du climat politique et de l’investissement en Afrique est un signe que ces ressources seront judicieusement plus utilisées que par le passé ». Arusha abrite, depuis lundi, la 47ème assemblée annuelle du groupe de la Bad dont le thème est « l’Afrique et le nouveau paysage mondial : défis et opportunités ».

Malick CISS

lundi 28 mai 2012

Maroc : Les Sénégalais se plaignent de brutalités policières à Casablanca


Les tensions entre les ressortissants étrangers résident à Casablanca et la police marocaine ont été très vives ces dernières semaines dans la capitale économique. En cause, la volonté pour les autorités de réguler le flux des personnes en situation irrégulière dans le territoire. Lors d’une rencontre tenue hier samedi, plusieurs personnalités sénégalaises parmi lesquelles le consul du Sénégal à Casablanca ont exhorté nombre de leurs compatriotes résident à Casablanca à régulariser leur séjour et à se conformer à la réglementation en vigueur dans le Royaume.
Le personnel du Consulat en compagnie de résidents sénégalais au Maroc lors de la rencontre. Yabiladi/DR
De vives tensions ont éclaté ces dernières semaines à Casablanca entre forces de l’ordre et étrangers subsahariens suite aux fréquents contrôles des titres de séjour de ces derniers. Au cours d’exécutions d’un arrêté du wali de la ville autorisant depuis quelques semaines l’expulsion d’étrangers en situation irrégulière, de nombreux ressortissants sénégalais notamment ont été arrêtés et brutalisés par les policiers marocains. En plus de « leurs biens saccagés surtout dans les quartiers de Casablanca, notamment au marché de la Médina où ils officient », selon des témoignages cités par un quotidien sénégalais. 
« Sénégalais périmés », « africains périmés »
Selon Babacar Diop, l’une des personnes interrogées, « les rafles concernaient au début les vendeurs à la sauvette, mais depuis quelques jours, c’est devenu un délit de faciès. Les policiers ne procèdent plus à la vérification des papiers, mais ils embarquent les gens jusqu’au commissariat pour ensuite le faire. On ne distingue même plus les étudiants des autres. On rafle tout le monde ». « Nous exigeons le respect de nos droits humains même si la police marocaine nous détient en prison », a indiqué à Yabiladi, un jeune homme qui a requis l’anonymat.
Ces arrestations massives et les menaces de reconduction à la frontière ont conduit le personnel du Consulat du Sénégal à Casablanca mais aussi plusieurs autres résidents à rencontrer leurs compatriotes en situation irrégulière établis dans la capitale économique. « Nous avons décidé d’organiser une réunion afin de discuter entre nous de la situation qui prévaut à Casablanca depuis quelques semaines. Le Maroc et le Sénégal entretiennent de belles relations de coopération et de fraternité et puisque nous en sommes arrivés à des violences et à des querelles, nous avons jugé nécessaire d’en débattre », a confié à Yabiladi Doudou Sène, membre du Conseil des Sénégalais de l’extérieur.
Sur la même lancée, Cheikh Tidiane Sal, consul général du Sénégal au Maroc, présent lors des échanges et débats d’hier samedi, a salué les efforts de ses administrés en vue de parvenir à une meilleure cohabitation entre Sénégalais et Marocains. Plusieurs appels à la solidarité, au calme et à la cordialité ont été lancés.
Obtenir des papiers en règle relève du parcours du combattant
Plusieurs personnes ont notamment émis des complaintes inhérentes aux procédures d’obtention des titres de séjour de plus en plus contraignantes. « Les termes de la Convention qui lie le Sénégal au Maroc datée du 27 mai 1964 doivent être éclaircis » s’est insurgé un participant à la rencontre. « Il nous est difficile d’obtenir la carte de séjour au vu des papiers requis et constamment renouvelés par les Marocains sans que nous ne soyons au courant. Nous effectuons ainsi des va-et-vient incessants à la préfecture de police pour finir par corrompre à coups de quelques dirhams les fonctionnaires. Si l’opération échoue, possibilité est également donnée de se procurer de faux documents que la police accepte sans broncher », a indiqué à Yabiladi une jeune femme exerçant dans un centre d’appel de la place.
La loi marocaine impose aux étrangers de régulariser leur situation dans le royaume dès les quinze premiers jours à l’arrivée. Une dérogation de trois mois est en vigueur pour les ressortissants sénégalais. Des doléances ont ainsi été posées concernant l’augmentation de la durée de validité de la carte de séjour (un an).
Auteur:  Halima Djigo - yabiladi.com

dimanche 27 mai 2012

La BOAD tente de rapprocher l’UEMOA de l’Asie



La BOAD a clôturé cette semaine à Lomé son forum 2012, consacré à la promotion des partenariats économiques avec le continent asiatique.


L’Asie est en passe de prendre le leadership économique mondial : elle compte aujourd'hui les 2eme, 3eme et 4eme puissances économiques de la planète (Chine, Japon et Inde) et voit émerger de véritables dragons tels que la Corée du Sud, le Vietnam, la Malaisie ou encore l’Indonésie.


L'objectif du forum de la BOAD était d’insuffler une nouvelle dynamique de partenariats et d'échanges économiques entre les entreprises d' Afrique de l’Ouest et les entreprises asiatiques, d’améliorer les modèles de développement de la sous-region en s'inspirant des « best practices» asiatiques et de mobiliser davantage de financements pour la réalisation des infrastructures dont ont besoin les pays de I'UEMOA.


Objectifs atteints pour Christian Adovelandé, président de la BOAD, qui a estimé que les conclusions issues de ces rencontres avaient été d'une «grande portée pratique et stimulante».


« Au cours des tables rondes, des facteurs clés ont été relevés dans le cadre de notre marche vers le développement durable », a-t-il déclaré.


Pour M. Adovèlandé, l’Afrique, tout en respectant ses spécificités, «peut s’inspirer du modèle asiatique de développement» ce qui implique de « mettre l'accent sur le développement de ses ressources humaines et d’utiliser toutes les compétences dont elle a besoin, où qu'elles se trouvent, notamment par le recours à la diaspora ». Le Président a également rappelé la nécessité pour l’Afrique « d’améliorer le climat des affaires et la gouvernance.»


Les entrepreneurs avaient également répondu présent au rendez-vous, exprimant leur souhait de voir l’Afrique emprunter à son tour les chemins de la réussite : « En si peu de temps, la transformation de l’Asie a été tellement rapide qu'aujourd'hui c'est à priori le meilleur exemple dont l'Afrique peut s'inspirer » a témoigné Didier Acouetey, directeur général du cabinet de recrutement Afric Search.


En ce qui concerne les rencontres d’affaires, l’accent a été mis sur les opportunités et besoins de l’Afrique de l’Ouest dans plusieurs secteurs clés tels que l’énergie, l’agro-industrie, les infrastructures, les TIC, le tourisme et bien-sûr la finance.


La BOAD était accompagnée dans cette initiative par la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), par la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (BIDC) et par le groupe Ecobank.

jeudi 24 mai 2012

La CPI "ne cible pas les Africains"

Fatou Bensouda, le prochain procureur, a nié que la Cour pénale internationale cible uniquement les criminels africains dans un entretien à la BBC. "Cela démontre que les criminels ne restent plus impunis", a-t-elle précisé.

Madame Fatouma Bensouda prendra en juin ses fonctions de procureur de la Cour pénale internationale à la Haye.

Mots-clésCPI
Elle succède à Louis Moreno-Ocampo qui a été accusé d'être sélectif dans les poursuites engagées contre des auteurs de crimes de guerre en Afrique.

Depuis l'instauration de la CPI en 2002, pour juger les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre, tous les dossiers ouverts concernent des Africains.

"Je pense que ça démontre que l'Afrique est forte", a affirmé à la BBC Mme Bensounda, une juriste gambienne.

Elle a tenu à souligner qu'elle serait le procureur de la CPI pour 121 Etats et pas seulement pour les Etats africains.

Par ailleurs Fatou Bensouda a dénoncé le chantage exercé par des chefs de guerre, comme le Congolais Bosco Ntaganda, qui, en substance disent : "si vous n'annulez pas le mandat d'arrêt, je vais continuer de tuer, de violer et de piller".

Récemment la CPI a ajouté de nouveaux chefs d'inculpation à l'encontre de Bosco Ntaganda, qui serait l'instigateur d'une mutinerie d'anciens rebelles incorporés au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo.

Des combats en mai ont fait plusieurs dizaines de morts dont des enfants d'après l'Unicef et des milliers de civils ont fui leurs villages.

Le fait que le mandat d'arrêt à l'encontre du président soudanais Omar el-Béchir ait été ignoré, donne l'impression que l'Union africaine ne coopére pas.

Mais le futur procureur a promis de changer cette perception, rappelant que le Kenya, la République démocratique du Congo et la Côte d'Ivoire avaient transféré à la Cour pénale internationale des des auteurs présumés coupables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

mardi 22 mai 2012

L’Afrique et ses dirigeants : une « game-boy » ?




Et si l’Afrique n’était qu’un jeu (game) et ses dirigeants, des simples domestiques (boys) qui exécutent les ordres de leurs homologues occidentaux ?

Toute décision prise dans les chancelleries occidentales est immédiatement appliquée en Afrique. Lorsque Jacques Chirac a voulu se débarrasser de Pascal Lissouba (jugé trop gourmand en matière de pétrolière) au Congo pour remettre « l’ami » Denis Sassou-Nguesso au pouvoir, il a eu gain de cause en moins de six mois. L’armée angolaise a été réquisitionnée pour faire de la sous-traitance afin de donner une coloration ethnique au conflit (c’est une affaire de Nègres).

La main blanche revêt toujours un gant noir avant d’enfoncer le poignard dans le corps africain. Idem au Tchad où le soldat Idriss Deby a chargé quelques pick-up Toyota de miliciens nomades lourdement armés pour marcher sur N’Djamena (sept ans auparavant). Hissein Habré a dû prendre la poudre d’escampette pour éviter d’avoir le feu aux fesses.

Habré avait été invité en tant que Chef d’Etat à la célébration du bicentenaire de la Révolution française, le 14 juillet 1989 par François Mitterrand, soit une année avant sa chute. En fait, ce dernier s’était servi de lui pour régler ses comptes avec Kadhafi. La bande d’Aozou n’était qu’un prétexte. Aidée par des troupes françaises, l’armée tchadienne avait pris le dessus sur l’armée libyenne, ce qui avait donné l’illusion à Hissein Habré d’être le chouchou de la France. Habré a été trahi par sa mémoire. Rebelle, il avait commis le pêché impardonnable d’avoir tenu en otage pendant 3 ans une citoyenne française, Françoise Claustre et exécuté un officier français, Pierre Galopin. Contrairement aux Africains, grâce aux archives, les Occidentaux n’ont pas la mémoire courte.

Mobutu a été chassé du pouvoir, lorsque Bill Clinton a décidé de se servir de la télécommande pour tuer l’ennui. Monica Lewinsky n’était pas dans le vaste bureau ovale pour lui tenir compagnie, autrement, il se serait servi du cigare et Mobutu aurait gardé son fauteuil. C’est depuis la Maison blanche que l’ex-leader des Simba, Laurent Désiré Kabila a été « ressuscité » pour participer à la marche à pied de Kigali à Kinshasa. Accompagné de quelques milliers de Kadogos mal chaussés, le Nzee (comme l’appelait affectueusement ses partisans) s’est emparé de Kinshasa sans rencontrer la moindre résistance. Mobutu, maréchal d’opérette, a été contraint d’exhumer à toute vitesse les corps de ses proches à Gbadolité avant de s’exiler au Maroc. Lui aussi croyait être le chouchou des Américains pour leur avoir rendu des services, notamment l’assassinat de Patrice Lumumba. C’est la Maison blanche qui avait installé Mobutu et son tombeur (Laurent Désiré Kabila) au pouvoir. C’est elle qui avait également décidé de leur éviction. George W. Bush, lui s’était contenté de hausser le ton pour que le boucher de Monrovia, Charles Taylor cède sa place à Amos Swyer.

« Oncle Sam, que ta volonté soit faite en Afrique comme en enfer. Amen ! ».

N’obéissant qu’à son pasteur, Laurent Koudou Gbagbo a refusé d’exécuter l’ordre que lui a intimé le Président français, moins âgé et moins grand (de taille). Il s’est fait éjecter de son fauteuil pour se retrouver à Korhogo, le fief de son ennemi intime. Nicolas Sarkozy ne s’est donné aucun mal pour effectuer la manœuvre, la télécommande se trouvait à l’Elysée. Comme d’habitude, la négraille s’en est félicitée au nom des principes « démocratiques », comme si la souveraineté en Afrique n’avait aucune importance. Si Sarkozy et Obama se souciaient vraiment de la démocratie, une coalition de la légion étrangère et de marines aurait débarqué en Biélorussie pour déloger Viktor Loukachenko. Ça n’a pas été le cas, car le désordre c’est bon pour l’Afrique, puisque ses ressortissants semblent bien s’en accommoder. Quand deux fils d’Afrique s’affrontent, un arbitre fait le déplacement de Leucodermie pour fixer les règles de la rixe. Wallons et Flamands n’accepteront jamais qu’un dirigeant des Tropiques vienne foutre son nez dans leur merdier. Il serait temps que les Africains apprennent à solder leurs contentieux sans recourir aux médiateurs « internationaux », afin de préserver une petite parcelle de souveraineté. Est-il envisageable de désigner un médiateur africain pour désamorcer la crise qui oppose le Sinn Fein au gouvernement anglais. On peut tout de même tirer le chapeau à Sékou Touré qui a osé dire « Non » en 1958 au général De Gaulle sans ciller et au camarade Bob (Robert Mugabe) qui a traité publiquement l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, de garçon mal élevé. Ces deux Chefs d’Etat africains ont pleinement assumé les conséquences de leurs actes, en résistant à la foudre (l’embargo).

Certes, ils ne sont pas irréprochables, mais il est bon qu’il y ait de temps en temps, des dirigeants africains pour refuser d’exécuter les diktats.

Tony Blair a quitté le pouvoir avec une arête dans la gorge. Ce dernier n’a qu’un seul regret, celui de n’avoir pas pu déloger Robert Mugabe, affirmation faite dans ses mémoires publiés en septembre 2010. On serait tenté de croire que Mugabe est bien plus solide que ne l’était Saddam Hussein. Les peuples africains qui ont soif d’un vrai changement, ont du mal à se défaire des régimes totalitaires. Alors que la mauvaise humeur d’un dirigeant occidental suffit pour qu’un changement s’amorce vite en Afrique. L’Afrique appartient-elle encore aux Africains ? La question mérite d’être posée, car en matière de souveraineté, on est loin du compte.

Il y a guerre en Afrique, lorsque l’Occident décide d’écouler ses stocks d’armes rouillées. Au Rwanda, l’Occident a laissé les interahamwés jouer les prolongations pour des raisons de géostratégie. La R.T.I a été bombardée par les Forces françaises et onusiennes pendant la crise ivoirienne, ce qu’ils n’ont pas pu faire au Rwanda avec la Radio mille collines, principal instrument de propagande des génocidaires hutus. Après le génocide, la Belgique et les Etats-Unis ont demandé pardon aux rescapés, reconnaissant avoir appuyé sur le mauvais bouton. « Nous n’avons vu que des machettes virtuelles sur l’écran », se confessaient les amateurs de jeu vidéo. Sauf que des têtes (de Nègres) sont tombées ; des maternités ont été vidées de nourrissons (tutsis) ; du sang et des larmes ont coulé. A force de vouloir jouer avec des vies humaines, on finit par confondre monopole et Monopoly.

L’Afrique est soumise à cause de trois espèces haïssables :

Le Nègre de salon, toujours complaisant et prêt à trahir,

Le Nègre banania, toujours joyeux et risible,

Le Nègre universel, toujours rêveur et naïf.

Ils constituent les 3/4 de la population africaine et c'est sur eux que l'ennemi s'appuie pour nous maintenir la tête sous l'eau. Il faut les traquer et les décapiter, autrement, l’Afrique deviendra un musée d’anthropologie lorsque ses habitants auront tous disparu. N’est-ce pas l’objectif des puissances qui ne cessent de convoiter ses richesses ? L’humiliation est pire que la mort, cela explique le principe des Samouraïs. Pour sortir l’Afrique de sa léthargie, les Africains devraient apprendre à faire don de leur vie dès la naissance, en s’inspirant des exemples du révérend Nat Turner (en Virginie), Gabriel Proser (en Californie), Jean-Jacques Dessalines (à Saint-Domingue), Kimpa Vita (au Kongo), Soni Ali Ber (au Mali), Prempeh I (au Ghana), Ken Saro-Wiwa (au Nigéria)… L’Afrique doit cesser d’être la risée du monde. La dignité a un prix : « le sacrifice suprême ».

Ngombulu Ya Sangui Ya Mina Bantu LASCONY
Ecrivain, documentariste, historiographe
Institut Cercle-Congo

lundi 21 mai 2012

Tunisie: Le ministre de la Culture défend le cinéma africain à Cannes

le ministre de la Culture Mehdi Mabrouk était en visite au village international de Cannes. Un passage par lestand tunisien avant d'aller au pavillon Cinéma du monde pour la rencontre organisée par l'OIF (Organisation internationale de la francophonie) en vue de la mise en place effective du Fonds panafricain pour le cinéma et l'audiovisuel.

Le ministère de la culture avait d'abord refusé d'appuyer la présence d'un pavillon tunisien à Cannes avant de revenir sur sa décision, suites aux consultations avec le nouveau bureau de la chambre syndicale des producteurs élu le 4 mai courant. Et c'est ainsi que samedi 19 mai, trois jours après l'ouverture du festival, le ministre de la Culture Mehdi Mabrouk, s'est déplacé au village international de Cannes.

Souriant, et visiblement heureux d'être au stand tunisien, il déclare à Tekiano:«La Tunisie a une tradition très ancienne de participation au Festival de Cannes, et je pense que pour plusieurs raisons, on doit appuyer et soutenir notre stand, surtout qu'il y a une jeune génération très prometteuse». Contrairement à ce qu'on peut laisser entendre, le ministre semblait enthousiaste d'être à Cannes.

Sa présence au village vise également à «chercher un soutien moral ou matériel» en vue de l'organisation des Journées Cinématographique de Carthage (JCC)en novembre prochain, et dont le nouveau directeur nommé, Mohamed Mediouni l'accompagne dans la délégation interrogé sur les nouvelles actions visant à promouvoir le cinéma tunisien, le ministre assure sa volonté de «multiplier les initiatives d'ouverture» pour promouvoir le cinéma tunisien en Europe. En ce sens, la manifestation «Le mois du film tunisien»aura lieu prochainement en France.


Avant de regagner le pavillon «Cinémas du monde», où une rencontre organisée par l'OIF (Organisation internationale de la francophonie) a lieu, M. Mabrouk déclare : «Aujourd'hui, je voudrais envoyer un message et dire, essentiellement à nos amis africains et à l'OIF, que la Tunisie sera très honorée si le Fonds Panafricain pour le cinéma et l'audiovisuel (FPCA) accepte que la siège soit chez elle».

Au pavillon Cinémas du monde, Mehdi Mabrouk rejoint son homologue ivoirien pour une rencontre organisée par l'OIF (Organisation internationale de la francophonie). A l'honneur, Moussa Touré, parrain du FPCA, etdont le film «La Pirogue» figure dans la sélection de«Un certain regard». Autour de lui, Marie Christine Saragosse (Directrice Générale de TV5 Monde), Clément Duhaime (Administrateur de l'OIF)ainsi que le réalisateur tunisien Férid Boughdir, content de voir que «Africais back à Cannes !».


La rencontre a été l'occasion pour discuter de la mise en œuvre effective du Fonds Panafricain pour le Cinéma et l'Audiovisuel. Prenant la parole, le ministre de Culture tunisien a rappelé que «La Tunisie a très tôt défendu le cinéma en lançant les Journées Cinématographiques de Carthage, fondées par feu Tahar Cheriaa en 1966, et dont le premier lauréat Ousmane Sembène, a créé le FESPACO (Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou, ndlr)», avant de s'attaquer à l'objet de sa visite : porter la candidature de la Tunisie pour accueillir le siège du FPCA. «La Tunisie sera toujours prête à ouvrir les dialogues» insiste-t-il. Une candidature qui semble bien être appuyée par l'ensemble des présents.

Depuis Cannes, Sarah Ben Hamadi

samedi 19 mai 2012

Obama dévoile un plan de sécurité alimentaire pour l'Afrique

Le président américain Barack Obama a annoncé que le secteur privé avait promis trois milliards de dollars pour soutenir un plan visant à renforcer la sécurité alimentaire et la production agricole en Afrique, avant l'ouverture du sommet du G8.

Selon le président Obama, les pays du G8 ont des responsabilités morale, économique et sécuritaire pour mener la lutte contre la faim et la malnutrition en Afrique, bien que leurs économies font face à des difficultés.

Ce nouveau plan mondial, intitulé "Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition", vise à mobiliser plus d'investissements privés pour renforcer la productivité agricole.

M. Obama a indiqué que 45 compagnies, dont les grandes sociétés internationales et les entreprises africaines, avaient promis d'investir 3 milliards de dollars pour aider à soutenir l'agriculture en Afrique.

Le président Obama a invité certains dirigeants africains à assister au sommet du G8 qui doit s'ouvrir vendredi à Camp David pour discuter de la sécurité alimentaire en Afrique.

Selon la Maison Blanche, les promesses du secteur privé, ainsi que les engagements des pays donateurs à soutenir les programmes de sécurité alimentaire des pays africains, pourraient permettre à 50 millions de personnes de sortir de la pauvreté dans les dix prochaines années.