mardi 27 mars 2012

La CEDEAO au chevet du Mali

Un sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest s'ouvre ce matin à Abidjan. Une réunion consacrée à la situation au Mali.

 
Lors de ce sommet ivoirien, les dirigeants ouest-africains aborderont bien sûr le coup d'Etat de jeudi dernier à Bamako, mais également la situation sécuritaire dans le nord du Mali.

 
Dans son communiqué du 22 mars dernier, la communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest a condamné le coup d’Etat de la junte malienne, juste un mois avant l’élection présidentielle.

 
La CEDEAO a lancé un appel pour que le comité national de rectification de 
la démocratie et de la restauration de l’Etat, conduit par le capitaine Amadou Sanoko, cède immédiatement le pouvoir au gouvernement légitime, pour permettre au pays de retourner à la normalité constitutionnelle.

Retour à l'ordre

 
Par ailleurs, le document rappelle aux putschistes qu’ils sont responsables de la sécurité du président malien Amadou Toumani Touré

 
La junte affirme qu’il va bien, sans donner de détail et sans préciser s’il est retenu prisonnier

 
La CEDEAO s’inquiète également de la situation dans le nord du pays, où les rebelles du MNLA affirment poursuivre leur progression.

 
Le sommet aura donc la mission délicate d’envisager les possibilités et les moyens d’un retour à l’ordre constitutionnel au Mali, tout en assurant le maintien de la paix dans la région.

lundi 26 mars 2012

L'UA déploie 5 000 hommes pour traquer Joseph Kony

L'Union africaine (UA) lance une force militaire de 5 000 hommes pour traquer et intercepter le chef rebelle ougandais Joseph Kony, recherché par la justice internationale pour ses nombreuses exactions contre des enfants d'Afrique centrale.

Cette force, qui sera placée sous le commandement de l'Ouganda et dont la création a été officiellement approuvée vendredi par l'UA, sera composée de soldats ougandais, sud-soudanais, congolais et centrafricains.

Elle sera basée à Yambio, une localité du Soudan du Sud proche de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué à la presse l'émissaire spécial de l'UA dans le dossier de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), Francisco Madeira.

KONY À LA TÊTE DE 200 À 250 MILICIENS

L'annonce est intervenue à l'issue d'une réunion à Entebbe, localité ougandaise située sur le lac Victoria, de représentants de l'UA, des Nations unies et de l'Ouganda. Recherché par la Cour pénale internationale (CPI), Joseph Kony est accusé d'avoir pendant des décennies fait enlever des enfants - les filles, pour en faire des esclaves sexuelles, les garçons, pour les enrôler dans ses troupes.

Selon Kampala, Kony ne serait plus aujourd'hui qu'à la tête de 200 ou 250 miliciens, divisés en petits groupes de dix ou vingt hommes disséminés entre la RDC, le Soudan du Sud et la Centrafrique. L'émissaire de l'UA a précisé que la mission de cette force durerait jusqu'à ce que le chef de la LRA se rende ou soit capturé ou neutralisé.

Une centaine de conseillers militaires américains sont stationnés en Ouganda depuis 2011 pour aider les forces spéciales de ce pays à intercepter Joseph Kony. La traque du chef de la LRA a connu un regain de publicité depuis le lancement, au début du mois, d'une grande campagne sur Internet, sous la forme d'une vidéo vue par des dizaines de millions de personnes dans le monde exigeant son arrestation d'ici à la fin de l'année.

Macky Sall est le nouveau président du Sénégal


 Avant même l'annonce des résultats officiels, le président sortant Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis 2000, a reconnu dimanche soir sa défaite et félicité son rival.

Alors que le Mali renoue avec le coup d'État, son voisin a choisi le changement par les urnes. Le président sortant du Sénégal, Abdoulaye Wade, a reconnu dimanche, au soir du second tour de la présidentielle, que Macky Sall avait remporté le scrutin. Les premiers résultats officiels ne sont pas attendus avant mardi ou mercredi mais les chiffres égrenés par les médias sénégalais donnent en effet l'opposant en tête dans la plupart des bureaux de vote.
  
La nouvelle candidature du président Wade, 85 ans, après deux mandats et une modification de la Constitution, avait suscité des craintes quant à la vitalité démocratique du pays. Avant le premier tour, des manifestations et des violences avaient d'ailleurs fait plusieurs morts et au moins 150 blessés. Mais dimanche soir, le «Vieux» a constaté la victoire de son rival, qu'il a appelé au téléphone pour le féliciter. «Comme je l'avais toujours promis», souligne-t-il dans un communiqué. Au passage, il félicite le peuple sénégalais qui s'est rendu aux urnes «dans le calme et la sérénité».

Une ascension fulgurante

«Le grand vainqueur reste le peuple sénégalais», a lancé de son côté Macky Sall, dans son premier discours après la victoire. Remerciant le président Wade pour son appel téléphonique, il a promis d'être «le président de tous les Sénégalais». Se félicitant de «l'ampleur de cette victoire aux allures de plébiscite», il a dit prendre la mesure de «l'immensité des attentes de la population». «Ce soir, une ère nouvelle commence pour le Sénégal», a-t-il conclu. Dans les rues de Dakar, des milliers de ses partisans se sont rassemblés avant même l'annonce de la victoire, en dansant et aux cris de «Macky président», «Cette fois ça y est!» ou «On a gagné». Des scènes de liesse similaires ont eu lieu toute la soirée dans plusieurs quartiers de la capitale, y compris place de l'Indépendance, près du palais présidentiel.

À 50 ans, Macky Sall atteint donc le sommet d'une ascension-éclair. C'est Abdoulaye Wade qui l'a propulsé sur la scène politique, il y a à peine onze ans. En mai 2001, l'ingénieur-géologue de formation est appelé au gouvernement comme ministre des Mines, de l'Energie et de l'Hydraulique (2001-2003). Trois ans plus tard, il deviendra premier ministre avant d'accéder à la présidence de l'Assemblée nationale en 2007. Cette année-là, il est le directeur de campagne du président Wade pour la présidentielle. Mais en 2008, il entre en conflit avec ce dernier qui n'apprécie pas que les députés aient convoqué son fils Karim, pour lui demander des explications sur son action au service de l'État. C'est à ce moment que le président de l'Assemblé nationale est entré, selon ses propres mots, en «résistance républicaine».




Par Thomas Vampouille

samedi 24 mars 2012

Le Sénégal à l'épreuve de l'exemplarité démocratique


Nous avons suivi à travers les médias, le coup d'Etat au Mali, pays frére qui, aprés des années de chantiers au niveau démocratique, infrastructural, sanitaire, économique entre autres, assiste à une démolition démocratique pour ne pas dire une table rase de ses vieux reves. 


  L'Afrique ne mérite pas ce sort que ses fils veulent lui assigner. Et pourquoi les mutins maliens n'ont pas attendu les elections prévues dans quelques semaines pour permettre aux populations de choisir leur destin, et aussi ATT s'était déclaré non partant? C'est vraiment inexplicable ce qui s'est au Mali.


C'est pourquoi, nous pensons qu'il revient aux Sénégalais de montrer l'exemple démocratique en organisant des elections libres et transparentes ce dimanche 25 Mars.


Moussa fall administrateur du blog et journaliste

Sénégal: Obasanjo pour observer le second tour de la présidentielle


Second tour de la présidentielle au Sénégal - L’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo, est revenu au Sénégal  pour diriger la Mission d’observation électorale de l’Union africaine (MOE/UA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) du second tour de l’élection présidentielle prévue dimanche dans ce pays.

'J'espère que le Sénégal va encore démontrer qu’il est une démocratie mature', a déclaré M. Obasanjo, au cours d'un point de presse. 
ajoutant que le processus actuel faisait croire que le second tour se passera dans la paix et la transparence.


'Notre démarche est impartiale. Nous souhaitons et prions pour des élections libres, ouvertes et transparentes comme lors du premier tour', a-t-il plaidé, tout en demandant à tous les acteurs – dont la presse -  à apporter leur contribution dans ce sens.

Le ministre nigérian des Finances, candidat au poste de président de la Banque mondiale


 L'Angola, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont apporté leur soutien à la candidature du ministre nigérian des Finances Ngozi Okonjo-Iweala au poste de président de la Banque mondiale, a annoncé vendredi le ministre angolais de la Planification Ana Dias Lourenco dans une déclaration.

 

"Okonjo-Iweala a toutes les références et qualités pour être un leader remarquable du Groupe de la Banque mondiale", a indiqué Mme Lourenco à l'issue d'une réunion des ministres des Finances des trois pays à Pretoria.

 
Les trois ministres ont aussi invité la Banque mondiale à promouvoir le commerce sud-sud et les investissements dans le cadre des efforts pour stimuler la croissance économique et réduire la vulnérabilité des pays en développement vis-à-vis des crises.

Dans la déclaration, Mme Lourenco a exprimé la volonté des trois pays de faire investir la Banque mondiale dans les infrastructures africaines.

"Dans ce texte, les trois pays vont continuer à encourager le Groupe de la Banque mondiale à se concentrer sur les investissements dans les infrastructures en faveur du commerce entre pays africains et de l'intégration régionale", a-t-elle affirmé.

vendredi 23 mars 2012

La Migration Africaine se féminise: Rien ne va la stopper !

Si «aller se chercher» à l´étranger et en particulier en Europe ou en Amérique du Nord est devenu le mot passe-partout chez beaucoup de migrants des pays francophones africains, la migration féminine et les changements de rôles survenus dans ce processus ne vont pas sans soulever les polémiques chez les Africains et Africaines.


La mobilité féminine favorisée par la mondialisation mais aussi par les mutations socio-économiques ainsi que les changements de mentalité dans les pays d´origine, bien que perçue comme un signe d´épanouissement et d´autonomie, ne manque point d´inquiéter plus d´un. Un article du journal électronique camerounais «Cameroun-info.net » du 8 décembre 2001 tirait sous la plume de Jean-Tobie Okala la sonnette d´alarme sur l´impact négatif que pourrait avoir l´émigration grandissante des femmes camerounaises sur la démographie. Cette inquiétude est alimentée par la réticence à retourner au pays natal après des années passées à l´étranger. Le rapport du Fond des Nations Unies pour la Population (FNUAP) de 2006 souligne l´avantage que présente l´émigration pour les femmes issues des sociétés encore dominées par une forte inégalité entre les femmes et les hommes. Selon le même rapport, nombreuses sont les femmes qui trouvent dans leur nouvelle vie à l´étranger une chance de s´épanouir, loin des regards de la famille et des contraintes sociales. Parfois elles s´y plaisent et peinent à retourner dans leur société d´origine.
Depuis la publication du rapport de l´organisme allemand de la statistique «Statistisches Bundesamt» de 2011, nous savons que le taux des migrantes d´origine africaine en Allemagne reste toujours inférieur à celui des hommes. Cependant lorsqu´on prend en considération les différents pays de départ de migrants, force est de constater que ce taux va crescendo pour certains. Quelles sont les raisons d´une telle mobilité?
Africa et Science
Si les mouvements migratoires classiques sont dominés par les hommes à cause des conditions de voyage très souvent défavorables au déplacement des femmes sur de longues distances et aussi à cause du contexte socio-culturel marqué par la répartition inégale des droits et devoirs, le 21ème offre beaucoup plus de possibilités aux femmes d´influencer et de prendre part activement au processus migratoire. Les rapports des différents organismes internationaux qui mettent en exergue une croissance exponentielle du nombre des femmes en déplacement au monde, tirent cependant la sonnette d´alarme sur les dangers et abus auxquels est souvent exposée cette catégorie plus ou moins vulnérable de la migration. Selon le rapport du FNUAP de 2006, le nombre de femmes migrantes s´élevait à 95 millions. Le nombre global des migrants internationaux étant de 191 millions. Ce rapport souligne le poids des femmes dans le développement de leur pays d´origine, à travers les transferts de fonds par exemple. Selon l´index de développent humain «Human Development Report», le pourcentage des femmes dans la migration internationale en Afrique s´élevait en 2005 à 47,8 %.
En ce qui concerne l´Allemagne, on comptait en 2010 271.431 migrants ayant une nationalité africaine. Même si le nombre des femmes ne s´élevait qu´à 117.510, certaines disparités régionales et nationales sont notoires. De l´Afrique de l´Est on comptait 21.396 femmes en Allemagne contre 16.775 hommes. 5.250 femmes éthiopiennes vivaient en terre allemande tandis seuls 4.754 hommes étaient enregistrés. Quant à la République Démocratique du Congo, on pouvait noter la présence 5.287 femmes contre 5.208 hommes. Le Ghana aussi faisait montre d´un taux de migrantes légèrement supérieur à celui des hommes (11.296 femmes; 10.081 hommes). Brisant les barrières socioculturelles de leurs pays d´origine qui contribuent à maintenir les femmes dans la position de «cadets sociaux», cette mobilité féminine témoigne une fois de plus du dynamisme de la femme africaine qui ne pouvait pas tarder à entrer activement dans la dynamique migratoire et l´enrichir à sa guise.
Beaucoup d´études (cf. UNFPA 2006; Sieveking 2009) montrent que l´amélioration de la scolarisation des femmes est un facteur important favorisant l´accès aux NTIC (Nouvelles Technologies de l´Information et de la Communication) ainsi qu´aux ressources qui leur permettent d´entrer dans la l´arène de la mondialisation, d´exploiter leurs chances pour améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs familles.
En résumé, la participation active et autonome des femmes africaines dans les processus migratoires actuels est influencée par des facteurs endogènes tels que le changement des mentalités face au rôle de la femme, la disparition des lois et règles misogynes. Des facteurs exogènes comme la forte demande d´une main d´œuvre féminine dans certains secteurs de l´économie (la santé, l’économie familiale) dans les pays industrialisés influencent également cette nouvelle dynamique. C´est ainsi que la migration des femmes se diversifie: elle est constituée des étudiantes, femmes célibataires, ingénieurs, infirmières, artistes, enseignantes, femmes d´affaires, ménagères… Ce mouvement qui ne fait que commencer ne s’arrêtera pas. De ce fait, il mérite une attention particulière dans la mesure où les femmes migrantes de l´Afrique rencontrent généralement dans les pays d´accueil des difficultés liées à leur appartenance raciale et à leur genre, des sujets très souvent rejetés au second plan dans les débats sur la migration.