mercredi 8 avril 2015

Déclaration du GRAIN: mobilisation générale contre le plan de déstabilisation du trio d’anciens premiers ministres


Cellou Dalein DIALLO, Sidya TOURE et Lansana KOUYATE, trois anciens Premiers ministres Guinéens de l’opposition dite radicale mais se faisant appeler « opposition républicaine », se sont donc réunis à Paris pour affirmer l’illégitimité du Professeur Alpha Condé,premier Président démocratiquement élu de la Guinée et appeler ouvertement à un soulèvement populaire. Cette déclaration de guerre contre la clé de voûte de nos institutions fait suite à un plan longuement mûri de déstabilisation dont les grandes lignes ont été tracées par Cellou Dalein Diallo dans son fameux discours de Chicago.
Le Club de ces anciens Premiers Ministres qui ont mis ce pays à terre, a perdu patience et espoir face au plébiscite annoncé du peuple envers les immenses réalisations de l’Homme du Changement, pour s’en remettre à un scénario de déstabilisation, seul moyen pour eux de parvenir au pouvoir.
Sinon, comment expliquer que des leaders de partis politiques qui se sont lancés en campagne présidentielle depuis au moins 2 ans, refusent aujourd’hui que le calendrier électoral  proposé par la CENI, la seule instance habilitée, soit exécuté ? Ce refus apparent du calendrier électoral n’est que pure tromperie : L’UFDG et l’UFR s’entredéchirent pour occuper les postes de trésorier et de rapporteur dans les démembrements de la CENI tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays, au grand dam des autres partis de l’opposition radicale qui ont cru naïvement à leur mot d’ordre de boycott de la CENI.
 En réalité, le plan tel que conçu par les extrémistes de l’UFDG commandés par BAH Oury depuis son exil parisien, était de distraire l’opinion jusqu’à l’expiration du mandat du Chef de l’Etat pour pouvoir déclarer son illégitimité et espérer ainsi ouvrir une nouvelle transition. La publication du calendrier électoral  a précipité la réunion de Paris obligeant les apprentis sorciers à anticiper leur plan quitte à apparaître ridicules devant la communauté nationale et internationale.
Le GRAIN, fidèle à sa tradition de porte flambeau des idéaux démocratiques de la République, affirme que ce plan de déstabilisation n’a aucune chance de fonctionner et appelle le peuple de Guinée à la vigilance et au discernement.
En quittant le champ politique pour celui de la rébellion contre les institutions démocratiques, le club des anciens  Premiers Ministres se place hors la loi et sera traité comme tel.
 Le GRAIN appelle tous les citoyens à la mobilisation en vue d’une participation massive à l’élection du 11 Octobre 2015 tel que proposé par la CENI.
Cette élection doit être le rendez-vous des bilans.
 A la vente de nos rails construits par le travail forcé de nos pères, à la liquidation de toutes nos industries, à la prévarication de notre compagnie aérienne, au détournement des fonds du projet coton, aux chimères proposées à nos populations, le Prof. Alpha CONDE oppose en 5 ans, un bilan de bâtisseur d’une nation sur la voie de l’émergence. La construction du barrage hydro-électrique de Kaleta dont la puissance est supérieure à l’ensemble de nos capacités électriques installées depuis l’Indépendance, la construction des écoles, hôpitaux, routes, hôtels…, une gestion macro-économique saluées par l’ensemble de la  Communauté financière internationale, une agriculture, qui de l’avis même de nos braves paysans, n’a jamais été autant soutenue par l’État, une présence diplomatique qui redonne au Peuple du 28 septembre sa fierté d’antan.
En vérité la raison principale du refus de l’opposition dite républicaine d’aller au scrutin présidentiel est la peur d’assister, impuissant, à la réélection du Professeur Alpha Condé dès le premier tour à cause de ce bilan élogieux partagé par les populations tant urbaines que rurales qui d’ailleurs se mobilisent jour après jour pour rendre un hommage mérité à l’homme du changement.
 LE BUREAU EXECUTIF

mercredi 5 février 2014

Jeunesse Africaine et Immigration. Par: Serigne Babacar Guèye


Il y’a plus de 53 ans maintenant que l’Afrique s’est affranchie de ses colonisateurs européens et a pris en main sa propre gestion. Pourtant ces années ont correspondu à un flux migratoire très important qui a privé l’Afrique de beaucoup de ses espoirs et qui continuent à l’en priver de nos jours.
L’immigration de la population active symbolise-t-elle la mauvaise gestion des dirigeants africains, marquée par la pauvreté accrue, les maladies endémiques, le chômage, les conflits internes… ?
Une remontée dans l’histoire de l’immigration permet de répondre à cette question et d’établir, s’il y a lieu, un lieu entre ces deux phénomènes.
En fait, les 2 grandes vagues d’immigration se situent dans les années 20 et 60. A l’origine, elle concernait une population adulte et masculine et l’Europe comme destination, surtout la France. En effet, ces périodes ont correspondu au temps de croissance économique et de pénurie de main d’œuvre.
Et l’Europe encourageait l’immigration afin de satisfaire l’insuffisance de main d’œuvre suite à la guerre qui a fait beaucoup de jeunes tués et d’invalides.
Par ailleurs, après l’indépendance de beaucoup de pays d’Afrique jusqu’à 1966, les hommes au pouvoir n’avaient pas réussi à mettre en place des structures politiques sûres et adéquates à chaque pays pour substituer les anciens régimes coloniaux. La population instruite estimait que les nouveaux systèmes sociaux manquaient à leurs engagements à son égard. Ceci a beaucoup contribué à la fuite des cerveaux vers l’Europe mais aussi vers l’Amérique du Nord.
L’immigration vers le Canada est très récente et commence à la fin de la colonisation européenne au milieu des années 60. Les régions les plus concernées sont celles touchées par les problèmes sociaux complexes et sensibles, par négligence ou mauvaise planification, aux catastrophes naturelles. Alors qu’il n’était que de 0,3% au début, le taux d’immigré est passé à 6,8%.
Celle vers les Etats-Unis a commencé dans les années 70 par la venue de réfugiés d’Ethiopie et de Somalie. Dans les années 90 cela s’est accéléré par l’afflux de réfugiés et d’étudiants de l’Afrique subsaharienne. Le bureau du recensement américain (Census) a publié récemment que jamais au cours de l’histoire autant d’africains n’ont émigrés vers les Etats-Unis. Environ 50 000 africains émigrent légalement aux Etats-Unis chaque année.
Mais qu’a-t-il donc de si extraordinaire cet occident au point que les jeunes africains risquent leur vie pour s’y rendre ?
L’Afrique est-elle tant au bout du gouffre que son peuple en général et sa jeunesse en particulier ferait tout pour la quitter ?
Combien de victimes dans les traversées de désert, dans les trains d’atterrissage d’avions sans oublier celles emportées par les vagues d’océans empruntés par les navires représentant l’espoir du départ ?
Tout cela, au prix de quoi ? Pour ceux qui réussissent à arriver à destination, au meilleur des cas, ce seront des illusions perdues et au pire des cas, un retour au pays d’origine.
L’immigration a commencé à prendre une autre tournure quand en 1996 des immigrés de l’Afrique Sahélienne ont fait l’actualité autour de la situation des « sans-papiers ».
Depuis, l’approche de l’immigration se trouve de plus en plus réduite à l’image du « clandestin » et du « sans-papiers » contribuant à la dureté des administrations occidentales face aux conditions de vie des immigrés et face à la demande de nouveaux immigrants. Ainsi leur politique sur l’immigration, se réduit aux moyens de lutte contre celle-ci.
L’avenir de la construction de l’Afrique étant en jeu, le problème de l’immigration ne concerne pas seulement les états occidentaux, mais il appartient à nos états de s’impliquer davantage à la recherche de solutions. Par conséquent, les facteurs clés de l’immigration identifiés dans un premier temps, il est nécessaire ensuite de réfléchir à la création d’une condition de retour et enfin mettre en place un système incitatif contre l’immigration.
I. FACTEURS ENTRETENANT L’IMMIGRATION
De façon générale on distingue deux grandes catégories de population migrante : les ruraux et les intellectuels. A ces deux catégories s’ajoutent les réfugiés politiques. Ces groupes sont souvent appelés à migrer pour des raisons très différentes à caractère économique, politique ou social.
1/ Les principales catégories de migrants
Les ruraux : 
      La plus ancienne immigration et touchant le plus grand nombre de personnes concernent les populations de l’Afrique Sahélienne (Mali, Mauritanie, Sénégal). La plupart d’origine rurale, émigre de leurs pays d’origine à la recherche d’une vie meilleure. Ils ne sont pas scolarisés et ne parlent pas la langue de leur pays d’adoption à leur arrivée. Ils restent fortement attachés à leur identité culturelle et à leurs traditions. Constituées en familles très nombreuses, ils sont souvent mal logés dans des appartements vétustes et insalubres dans l’espoir de disposer de logements sociaux. Pour cause, ils occupent des emplois non qualifiés autrefois dans l’industrie et actuellement dans les services ou le bâtiment.
Les intellectuels : 
     A côté de ce groupe, on distingue les migrants venus des villes côtières et centrales de l’Afrique. Il s’agit d’une immigration plus récente, à titre individuel et motivée par des raisons économiques ou politiques. Rappelons que cette partie de l’Afrique est la plus touchée par les guerres civiles et la répression des dictatures. Originaire des villes, cette population est scolarisée et maîtrise souvent la langue du pays d’accueil. En France, ces immigrés sont souvent cadres mais leurs effectifs ayant doublés depuis dix ans, les nouveaux arrivants ne trouvent pas de travail correspondant à leur qualification. Ainsi, nombreux sont les diplômés de l’enseignement supérieur qui se retrouvent comme gardiens de nuit ou femmes de ménage. Il faut noter dans cette catégorie, une nouvelle vague de jeunes diplômés qui ont émigré pour des raisons d’études mais par la suite s’installent par crainte de ne pas faire face au chômage dans le pays d’origine. Ils ont une condition de vie relativement moyenne. Cependant elle rejoint toutes les autres catégories c’est à dire se voit dans l’obligation de survenir aux besoins de la famille dans le pays d’origine.
2/ Les causes de l’immigration
Les différentes catégories de populations migrantes montrent que celles-ci fuient souvent leur territoire à cause des guerres, des maladies, du sous-développement, voire du chômage. La Politique, où se fondent toutes les énergies intellectuelles, culturelles, économiques technologiques et techniques d’une Nation, est d’abord et avant tout la gestion de toutes les différences politiques, culturelles, sociales, économiques et ethniques. Une gestion pour favoriser la Stabilité et la Paix Sociale sans lesquelles il ne peut y avoir d’investissements financiers étrangers, et locaux, nous parlons de la fuite des capitaux. Sans Stabilité et paix Sociale, il ne peut pas y avoir d’investissements intellectuels, ici nous parlons de la fuite des Cerveaux.
Causes politiques :
L’image médiatisée de l’Afrique se réduit aux guerres, à la pauvreté, aux maladies, à la dictature, qui sont souvent poussent sa population à fuir la misère.
- Les guerres :  » de tout temps, les guerres et leur cortège de désolations ont entraîné le déplacement, la déportation ou l’immigration de populations « 
- Les catastrophes écologiques et naturelles : des catastrophes naturelles comme des inondations, l’éruption d’un volcan provoquent évidemment des immigrations. Cependant, ces personnes n’émigrent généralement pas trop loin et leur retour est fort probable une fois les effets de la catastrophe estompés.
- Les régimes totalitaires violents et répresseurs, provoquent très généralement de l’immigration (exemple : le régime Mobutu au Zaïre). Cette immigration est plus particulière dans le sens où bien souvent les émigrants fuient le pays de manière clandestine et sont donc soumis à des difficultés supplémentaires.
En effet, comment peut-on espérer la Stabilité et la Paix Sociale dans des pays où tous les postes électifs sont usurpés ? Où les élections sont truquées ? Comment peut-on espérer la paix sociale dans des pays où les élections locales et nationales se décident dans le chaos et dans le sang ? Comment on peut espérer la Stabilité et la Paix Sociale dans des pays qui n’ont pas de Constitution ? Dans des pays qui n’ont pas d’Institutions républicaines ? Comment peut-on espérer de stabilité et la paix Sociale dans des pays où chaque parti politique reflète la couleur d’une tribu particulière ? Qui investirait dans des pays qui vivent sans règles et sans lois ? Notre défi est politique. Il n’y a pas de solutions économiques aux problèmes de l’Afrique parce que l’Economie est la conséquence d’une certaine politique. Si nous affirmons que tout dépend de la Politique, nous affirmons en conséquence que qui contrôle le processus politique, contrôle le Continent. La Monnaie dépend de l’Economie, l’Economie dépend de la Politique. La Politique est la gestion de nos différences pour favoriser la Paix Sociale et la Stabilité.
L’ampleur de cette phrase échappe à la conscience de nos dirigeants.
              Causes économiques :
Le système pré-capitaliste et capitaliste, apparus après la révolution industrielle, la pauvreté et la misère dans certains pays sont des raisons qui ont provoqué un nombre assez conséquent de crises. Ces crises ont pour la plupart provoqué l’émigration des peuples qui en souffraient. Ces crises étaient liées à des augmentations de chômage, à des conditions de vie qui se détériorent, à l’insécurité croissante, Dans ces conditions, un accord entre le pays en crise et un autre pays peut survenir: dans un pareil accord, chaque état y trouve son compte : l’un désire se débarrasser d’une partie de sa population pour des raisons soit politiques, soit économiques, et l’autre a besoin de cette population pour des raisons économiques (de la main d’œuvre à moindre prix par exemple).
Ainsi, l’afflux des migrants ces dernières années s’explique pour les Etats-Unis par l’introduction d’un visa de diversité et la forte croissance des visas de travail qui attirent les africains qui ont les qualifications recherchées aux Etats-Unis. On s’attend en conséquence à une affluence plus forte des immigrés quand les migrants sur place obtiendront leur naturalisation et pourront faire venir des membres de leur famille sûrement aussi qualifiés qu’eux. Par ailleurs, de jeunes diplômés se distinguent chaque année par leur excellence, mais sans possibilité d’insertion fixe car leur formation ne correspond pas tout à fait aux besoins socioéconomiques.
Réduits par le chômage endémique, ils préfèrent monnayer leur savoir et leurs compétences à l’étranger pour vivre dignement. C’est le début de la fuite des cerveaux. En somme, quelle que soit la catégorie, les émigrés vivent dans des conditions mauvaises en matière de logement ou d’emploi etc. En un mot il n’y a pas d’intégration parfaite.
Malgré toutes ces conditions de vie précaire les immigrés préfèrent rester en Europe. Quelles sont les conditions à réunir afin d’inciter les immigrés à retourner au bercail et à maintenir ceux qui veulent partir pour la découverte de cette Europe mystérieuse.
         Immigration : CONSEQUENCES ET CONDITIONS DE   RETOUR
L’immigration africaine prive le continent de beaucoup de cerveaux et de personnes qualifiées. En effet, les immigrants africains sont majoritairement des professionnels, des cadres et des techniciens et leur départ influe grandement les conditions économiques et sociales du continent. L’impact est catastrophique pour le continent qui est de plus en plus en manque de personnes qualifiées.
Les pays occidentaux regorgent d’immigrés africains qualifiés. Le continent peut largement bénéficier de cette population immigrée qui a affiné ses qualifications et acquis de nouvelles expériences.
1/ Les Conséquences de l’immigration
Les immigrés ne sont pas tout à fait heureux dans les pays d’accueil mais sont satisfaits du fait qu’ils parviennent à survenir aux besoins de leurs familles dans le pays d’origine. Ainsi, malgré les conditions de vie difficile, les immigrés parviennent à économiser et à envoyer de l’argent à la famille du pays d’origine. Ils font profiter la famille et les proches restés là-bas, de leur prospérité. Pour eux, l’immigration est la seule stratégie possible de réussite, ainsi pour ceux qui ont réussi à émigrer, retourner au pays d’origine sans réaliser ses objectifs, est aperçu comme un échec.
Même si quelques-uns investissent dans des projets de développement (construction d’écoles, de centre de santé…), la plupart gère mal leurs envois du fait de la pression sociale de l’entourage (la famille, les amis etc.). Il faut regarder ce phénomène pour comprendre ce qui pousse une telle résistance des sans-papiers.
En effet, du fait du mythe que les africains ont de l’occident, les immigrés deviennent eux-mêmes des « mythes ». Ainsi, il est inconcevable pour la population restée en Afrique qu’un immigré rentre à la mère patrie sans argent ni autres richesses. Pour elle, une immigration réussie en Afrique se traduit par la construction de belles villas, d’immeubles, la possession des plus belles voitures et de l’argent qu’on distribue de gauche à droite à des fins ne contribuant pour rien à la construction d’une meilleure Afrique.
Dans cette attente, les immigrés inconscients sont tentés par l’argent facile et se mêlent dans des affaires qui finissent soit par la mort soit par la prison.
Ceux qui ont décidé d’être dignes et qui malheureusement ne réussissent pas leur vie en Occident, préfèrent donc rester dans leur pays d’accueil, quitte à rompre tout contact avec leur famille, vivant dans la clandestinité, la misère et l’humiliation, plutôt que de rentrer bredouille, sans argent donc sans gloire, mais surtout pour éviter d’être une charge supplémentaire pour leur famille.
Maintenant, il s’agit d’organiser le retour et de motiver la population immigrée par des moyens très solides pour la construction du continent.
Mais, la tâche est double et réciproque dans la mesure où les familles des immigrés doivent éviter de mettre la pression à ces derniers, en revanche, ceux-ci doivent être capables de décrire les réalités de l’Occident, expliquer les conditions dans lesquelles ils se trouvent. Du coup, si jamais ils ne réussissent pas leur immigration, le retour pourra se faire très facilement sans préjugés et avant qu’il ne soit trop tard. Des fois la vie est meilleure de retour au pays.
2/ Incitation au retour dans les pays d’origine
L’incitation du retour des étrangers dans leurs pays nécessite l’interpellation des pouvoirs publics et la prise de conscience des immigrés eux-mêmes comme en témoigne l’action de beaucoup d’organismes.
Les réalisations des immigrés sont d’ordre luxueux. Or ils doivent concrétiser la mise en place des projets permettant des créations d’emplois dans leurs pays d’origine. L’Etat et la Société civile  doivent se donner la tâche de réveiller les consciences africaines et d’utiliser un forum comme moyen afin de mieux communiquer avec la diaspora pour le retour et la jeunesse sur place d’une part, faire participer les autorités locales à cette activité, d’autre part. Pour ce faire les coopérations internationales ont un grand rôle à jouer c’est à dire à aider les uns et les autres à s’organiser pour qu’ils deviennent efficaces.
Cependant la plateforme doit être mise en place par les immigrés et doit être appuyé par les ONG (Organisation Non Gouvernementale) et la population locale.
Selon une enquête (www.diasporaenligne.net), le transfert d’argent des immigrés de certains pays, est supérieur aux aides publiques de cet Etat. Mais comme nous l’avons souligné plus haut, cet argent est mal géré. Les créations d’associations et l’envoi d’argent ne suffisent pas pour la résolution du problème de l’immigration.
Si les populations (immigrés et autochtones confondus) veulent prendre leur destin, il faut qu’elles changent de stratégies et d’accepter certaines choses (formations pouvant être exploité dans les pays d’origines). On ne doit pas compter seulement sur les autorités mais sur nous-mêmes et nos capacités de gérer.
Les pouvoirs publics doivent jouer un rôle d’encadrement des projets mis en place par les migrants. Ils doivent enquêter auprès des populations migrantes afin de trouver les solutions pour limiter voire arrêter l’immigration.




vendredi 8 novembre 2013

Millennium Challenge Corporation (MCC) : Le grand bond en avant du Sénégal !

L’Ambassadeur des Etats-Unis à Dakar, S.E Lewis Lukens a envoyé une correspondance à Madame le Premier ministre, Aminata Touré, dans laquelle il lui adresse ses félicitations par rapport aux résultats du Sénégal dans le cadre du Millennium Challenge Corporation (MCC). 
En effet, le tableau de bord des indicateurs du MCC pour l’année 2014 révèle que le Sénégal peut toujours bénéficier des financements de ce programme car répondant aux critères définis. 
Constatant les efforts déployés par le gouvernement sénégalais pour assurer la liberté économique, investir dans la population et surtout gouverner dans la légalité, l’Ambassade des Etats-Unis a salué les performances de notre pays qui a progressé dans 15 des 20 indicateurs. 
Toutefois, Lewis Lukens invite l’Etat à investir davantage dans l’économie, l’éducation des jeunes filles et surtout dans les politiques de genre. Ce qui permettra à notre pays de franchir d’autres paliers dans les MCC.   

vendredi 20 septembre 2013

Allemagne: un Sénégalais au Parlement?

Sauf surprise, Karamba Diaby devrait être élu dimanche 22 septembre au Bundestag et devenir ainsi le premier député d’origine africaine à siéger au Parlement allemand. Le quinquagénaire est candidat du parti social-démocrate à Halle, dans l’Est du pays, la région où il vit depuis son arrivée avant la chute du mur de Berlin dans la RDA communiste.


Né à Marsassoum en 1961, Karamba Diaby n’a pas eu une enfance très facile. Sa mère meurt peu de temps après sa naissance ; très jeune il perd tout lien avec son père et grandit dans la famille de sa soeur aînée. Il étudie tout d’abord la géologie et la biologie à Dakar. Grâce à son engagement dans le mouvement étudiant, il postule pour une bourse à l’étranger. Plusieurs pays du bloc communiste de l’époque figurent parmi les destinations possibles. C’est finalement en RDA qu’il décroche une place d’étudiant pour étudier la chimie à Leipzig.
Avant la fin de ses études et un retour au pays programmé, Karamba Diaby rencontre sa future femme et s’installe en Allemagne. Il achève son doctorat lorsque le mur tombe. Dans l’Allemagne réunifiée, la situation économique dans l’ex-RDA se dégrade rapidement. Le jeune Sénégalais ne trouve pas de travail fixe et s’engage dans le réseau associatif. Aujourd’hui, il travaille au ministère des Affaires sociales de la région de Saxe-Anhalt à Magdebourg.
Un parcours de longue haleine
Son engagement puis son adhésion au parti social-démocrate renforcent son ancrage dans la vie publique de Halle où il réside. En 2001, Karamba Diaby a acquis la nationalité allemande et pour cela abandonné celle de son pays d’origine. Depuis, il a participé aux campagnes électorales qui ont ponctué la vie politique. Cette fois, son parti l’a sollicité pour être lui-même candidat. C’est un parcours de longue haleine qui est ainsi consacré.
Avec sa place sur la liste régionale de son parti, Karamba Diaby devrait être élu ce dimanche au Bundestag et devenir le premier député allemand d’origine africaine. Au jour le jour, l’intéressé mène campagne en mettant les thèmes qui lui tiennent à coeur en avant : non seulement l’intégration des étrangers dont il est l’exemple, mais aussi les enjeux sociaux comme un salaire minimum généralisé ou encore les questions d’éducation.

mardi 3 septembre 2013

Le top 10 des pays africains les plus espionnés par les Etats-Unis d’Amérique


L’Afrique n’a pas été épargnée par le programme secret de surveillance des Etats-Unis, baptisé Prism. Ce dernier est destiné à collecter les données en ligne des gouvernements, des entreprises et des particuliers du monde entier – hormis ceux des Etats-Unis – et est associé au logiciel Boundless Informant qui permet d’analyser de manière précise et détaillée ces données. Ces programmes ont été dévoilés par l’ancien consultant de la NSA (National Security Agency), l’agence nationale de sécurité américaine chargée du renseignement, Edward Snowden, qui s’est confié au Guardian et Washington Post en juin dernier. Ils montrent aux yeux du monde comment les Etats-Unis espionnent l’Internet et certains réseaux de téléphonie. Depuis 2007, le programme Prism collecte les mails, les fichiers, les photos, les communications audio ou vidéo, toutes les informations transitant via le web. Les entreprises espionnées étant Microsoft, Google, Facebook, Skype, Yahoo !, YouTube, Paltalk, Aol et Apple.
A titre illustratif, pour le seul mois de mars 2013, la NSA a analysé 97 milliards d’informations avec Boundless Informant. Les cinq pays les plus surveillés étant l’Iran (14 milliards d’informations recueillies), le Pakistan (13,5 milliards d’informations recueillies), la Jordanie (12,7 milliards d’informations recueillies), l’Egypte (7,6 milliards d’informations recueillies) et l’Inde (6,3 milliards d’informations recueillies). Plus encore, les communications téléphoniques d’une trentaine d’ambassades étrangères à Washington étaient écoutées, car des microphones y étaient installés.
Rang Pays
1er Égypte
2e Kenya
3e Libye
4e Tanzanie
5e Somalie
6e Algérie
7e Soudan
8e Ouganda
9e RD Congo
10e Zimbabwe

Les 10 pays africains les plus surveillés par les États-Unis
L’Egypte occupe donc le quatrième rang mondial et le premier rang des pays africains les plus surveillés par les États-Unis, plus espionnée que la France.
Elle est suivie par le Kenya, espionné au même titre que l’Allemagne. Vient ensuite l’Algérie espionnée au même titre que la Turquie. La Tanzanie (pays dans lequel le président Barack Obama s’est rendu le 1er juillet 2013), la Somalie, l’Algérie, le Soudan et l’Ouganda suivent et sont aussi surveillés par les Etats-Unis, au même degré de surveillance que la France. Les deux derniers sont la RD Congo et le Zimbabwe.
Pendant sa récente tournée africaine (Sénégal, Afrique du Sud et Tanzanie), Barack Obama a pourtant déclaré, lors d’une conférence de presse en Tanzanie, que son pays voulait être le véritable partenaire de l’Afrique. « Je l’ai dit à travers l’Afrique, nous envisageons un nouveau modèle qui ne soit plus seulement basé sur l’aide et l’assistance mais sur le commerce et le partenariat », a-t-il déclaré. « Le but ultime, a poursuivi le président américain, est que les Africains construisent l’Afrique, pour les Africains. Et notre travail est d’être un partenaire dans ce processus, et la Tanzanie a été un de nos meilleurs partenaires ». Des partenaires qu’on espionne, dirait-on.
Réponse d’Obama
Au sujet des révélations d’Edward Snowden relayées par The Guardian et le Washington Post, Barack Obama ne s’est pas encore clairement expliqué aux Européens, qui, excédés, lui ont demandé des explications pressantes. Réagissant depuis Dar es Salam en Tanzanie où il était en visite le 1er juillet dernier, Obama a promis que les Etats-Unis fourniront à leurs alliés européens toutes les « informations » qu’ils réclament sur les activités d’espionnage électronique dont est accusée la NSA contre leurs représentations à Washington et à l’Onu. D’après le président américain, Washington continue « d’évaluer » le contenu d’articles de presse et les documents fournis par l’ancien consultant de la NSA Edward Snowden. Par la suite, les Etats-Unis « communiqueront de manière appropriée avec leurs alliés ». « Quand nous aurons une réponse, nous ferons en sorte de fournir toutes les informations voulues par nos alliés », a assuré Barack Obama, qui estime cependant que les pays vont toujours chercher l’information au-delà de ce qui est présenté dans la presse.
Mais déjà, la Direction nationale du renseignement américain (ODNI), qui coordonne les activités des 17 agences de renseignement américaines, dont la NSA, avait indiqué que les Etats-Unis « répondront de façon appropriée » à l’UE et à ses Etats membres par les canaux diplomatiques. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, premier officiel américain à réagir sur ce sujet, a d’ailleurs minimisé le sujet. « Je dirais que chaque pays dans le monde qui est impliqué dans les affaires internationales, de sécurité nationale, exerce de nombreuses activités afin de protéger sa sécurité nationale et toutes sortes d’informations qui peuvent y contribuer », a-t-il déclaré.
Au moment où les gouvernements européens exigent des explications des États-Unis, les gouvernements africains, eux, restent encore muets face à ces révélations.
Pour le magazine Réseau Télécom n°63


samedi 6 octobre 2012

L'économiste Kako Nubukpo parle du franc Cfa et son audience cinquante ans après

L'économiste et universitaire togolais Kako Nubukpo, président de l'Association africaine d'économie politique a fait état de sa tendance à penser que le franc Cfa commun à l'Union économique et monétaire ouest- africaine (Uemoa-huit Etats) est « instrument de domination avec une soumission volontaire des Africains » de cette zone franc, en invité spécial jeudi d'une émission sur la radio locale Kanal Fm de la capitale togolaise.

« J'ai tendance à penser que c'est un instrument de domination mais, je vais plus loin, un instrument de domination avec une soumission volontaire des Africains de la zone Franc qui sont sensés gérer cette monnaie », a déclaré avec amertume l'économiste et universitaire togolais.

« C'est ce que j'appelle, finalement au plan monétaire, la servitude monétaire des banquiers centraux d'Afrique zone franc », a-t-il ajouté.

La réaction de Kako Nubukpo intervient dans un contexte de préparation d'un symposium, les 5 et 6 novembre sur le 50e anniversaire de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO) à Dakar au Sénégal au siège de cette institution de l'Uemoa.

Il dénonce le fait que, soient effacés, des communications à ce symposium les intellectuels et universitaires de l'Union monétaire ouest-africain (Umoa) spécialisés sur la problématique de la monnaie en Afrique de l'Ouest. « Pas un seul universitaire de l'espace UMOA comme intervenant principal et le seul à avoir été invité à prendre la parole devant cette auguste assemblée se contentera de commenter un exposé d'une universitaire française dont les liens consanguins avec la zone Franc sont avérés », a déploré M. Nupukpo dans une lettre ouverte au gouverneur de la BCEAO, qualifiant cela de braderie de délégation de souveraineté concédée par les Etats à la BCEAO.

Sa désapprobation vient du fait que, sont plutôt retenus, à « cette grand-messe programmée » des personnalités dont le gouverneur de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, le gouverneur de la Banque centrale américaine (la FED), Ben Bernanke, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, le Prix Nobel d'Economie, Paul Krugman, le Prix Nobel d'Economie, Joseph Stiglitz.

« A l'extraversion réelle et monétaire de nos économies, vous ne pouvez pas ajouter l'extraversion intellectuelle, plus de cinquante ans après l'indépendance de nos Etats », a relevé l'économiste Nubukpo dans la lettre ouverte.

« A la servitude monétaire issue du pacte colonial, vous ne pouvez pas ajouter la servitude volontaire de la délocalisation de la pensée sur le bilan et les perspectives de la gestion de notre monnaie commune », a-t-il poursuivi dans cette lettre ouverte au gouverneur de la BCEAO.

Interrogé sur la question par la radio locale, Kako Nubukpo indique que dans le fait le franc existe depuis 1945, bien avant les indépendances et que c'est une affaire qui dure depuis « quasiment un siècle ».

« Tout le monde peut observer que nos économies ne se sont pas diversifiées, que les taux de croissance sont désespérément bas et que nous n'arrivons absolument pas à gérer les questions liées à la pauvreté, à l'emploi des jeunes », a-t-il déploré.

« La question, elle est simple, est ce que cette monnaie est un outil de développement ou un instrument de domination », a-t-il laissé interrogateur.

Selon cet économiste, la place des doyens des facultés des sciences économiques et de gestion des universités de l'espace UEMOA audit Symposium ne devrait pas être celle qui leur est assignée « à savoir celle de spectateurs disciplinés de discussions qui les concernent au premier chef ».

« Elle devrait au contraire être celle des conducteurs du véhicule de la pensée sur notre avenir commun. La recherche africaniste est vieille de ses écoles de pensée et riche des faits stylisés issus de ses multiples terrains de recherche », a-t-il fait noter.

« Il n'y a aucune raison que les solutions aux problèmes que vivent les populations africaines soient corsetées par les recettes du prêt-à-penser idéologique, provenant de Washington, de Francfort, de Paris, et nous en oublions », a indiqué l'économiste et enseignant chercheur à l'Université de Lomé, M. Kako Nupukpo.

lundi 27 août 2012

Togo: Faure face à son peuple et à… son destin politique

Si la vigueur d’une opposition se mesure à l’aune de sa ténacité et de son courage, alors celle du Togo possède cette qualité. En effet, depuis des décennies, cette opposition a payé un lourd tribut pour son combat pour l’avènement d’un des fondamentaux de la démocratie : l’alternance.

C’est que cette dernière est composée d’une race de politiques, espèce d’ailleurs en voie de disparition sur le continent, prête à tous les sacrifices face à un pouvoir qui a longtemps cultivé l’autisme et l’autoritarisme.

Opposants blessés comme «Gil» (1992), tués comme le jeune Tavio Amorin en 1994, embastillés (Yawo Aghoyibo (1994). On ne saurait oublier le dernier bombardement du domicile de Jean-Pierre Fabre en juillet dernier. La liste est loin d’être exhaustive ; autant d’actes qui auraient pu calmer les velléités de changement de ces adversaires du pouvoir. Las !

Ces dernières semaines, notamment depuis la mi-juin, et deux ans après ces itératives marches et sit-in contre ce qu’elle appelle le «coup d’Etat permanent», elle a encore haussé le ton et redoublé d’ardeur.

Requinquée par le mouvement «Sauvons le Togo», conglomérat de 9 organisations de la société civile et de 7 partis d’opposition, ces adversaires ont rappelé au mauvais souvenir du pouvoir, que, même si le printemps arabe n’a pas atteint le Sahel, les peuples ne peuvent plus être gouvernés contre leur gré.

Gilbert Bawara, qui succède à Pascal Bodjona au très sensible ministère de l’Administration territoriale, fait là son baptême du feu.

Il doit gérer les humeurs d’une opposition qu’il connaît bien, des adversaires qui, quoique affaiblis par les scissions et les fusions-absoptions de leurs partis, n’en continuent pas moins de donner des estocades au régime de Faure.

Dispersés le 21 août 2012, pour avoir voulu marcher dans le quartier Deckon, les militants de «Sauvons le Togo», par la voix de son coordonnateur, Zeus Ajevon, exigent, ni plus ni moins, le départ du chef de l’Etat. Désormais, selon ce mouvement, leurs marches ne seront plus précédées de demandes d’autorisation, et elles seront régulières.

Bien que Faure Gnassingbé sache que, pour le moment, il n’y a pas véritablement péril en la demeure, il a été bien inspiré d’inviter les marcheurs à des échanges, invitation déclinée par les empêcheurs de gouverner en rond. Il a bien joué également en les laissant marcher ce 23 août 2012.

A vrai dire, si dès avril 2005, à son premier mandat, le jeune président a cultivé l’humilité, la compassion, la tolérance, bref si Faure a un peu fait la cour à ses opposants, c’était juste pour conjurer le spectre du chaos ethnique, bien réel à l’époque. Les deux Togo n’ont d’ailleurs pas totalement disparu, loin s’en faut.

Une câlinothérapie qui s’est poursuivie au second mandat, et qui a finalement convaincu, pour ne pas dire vaincu le sphinx d’Aneho, Gilchrist Olympio, qui s’est rallié à l’Union pour la République (UNIR), l’ex-RPT, le Parti présidentiel ; une victoire qui signe la fin d’une lutte politique de l’ennemi de son père et qui a eu des conséquences très fâcheuses sur l’opposition.

Il est vrai que certaines méthodes du président togolais rappellent qu’il est bien le légataire d’un système qui n’a pas disparu. Cependant, pour négligeables qu’elles soient, ces actions de «Sauvons le Togo» signifient une chose : la victoire de Faure est toujours contestée par une partie de son peuple ; ensuite, on ne peut pas gouverner un pays avec des marches, des sit-in, des casses, des courses-poursuites et des emprisonnements permanents. Ça vous pourrit un mandat.

Quand bien même on sait que le pouvoir peut compter aussi sur le temps, qui ramolit tout, Faure se retrouve aujourd’hui face d’abord à son peuple. Plus de 30% de votants, officiellement selon les résultats de la présidentielle de 2010, ne le reconnaissent pas comme président élu. C’est énorme quand on connaît le contexte togolais et les conditions du scrutin. Des contestations perpétuelles sont dangereuses quel que soit le pays.

Le n°1 togolais est également face à son destin politique. De sa capacité à surmonter ces péripéties politiques, et surtout à brûler les scories de l’époque d’Eyadéma dépendra son avenir politique. 2015, c’est politiquement loin en temps d’accalmie, mais lorsqu’il y a la tempête…

La Rédaction ( africatime.com)