jeudi 2 février 2012

CAN 2012 : La Côte d’Ivoire bien placée, la Tunisie au révélateur ghanéen

Samedi 4 et dimanche 5 février, se déroulent les quarts de finale de la CAN 2012. Avec huit équipes pour quatre places, la phase finale de la compétition réserve quelques oppositions inédites et des retrouvailles entre vieilles et nouvelles gloires du football africain. Lumière sur ces rencontres couperets.

Zambie-Soudan, samedi à 17 heures à Bata

Zambie et Soudan s’affrontent pour le compte du premier quart de finale. Pas d’opposition de style en vue pour les deux équipes surprises de cette CAN mais un spectacle inhabituel dans la compétition, sans doute plus technique et beaucoup moins physique. Premiers de leur groupe de qualification, avec 7 points en trois matches, les Boulets de Cuivre espèrent être du métal dont on fait les demi-finalistes en s’appuyant sur leurs artilleurs Mayuka et Katongo. Un Soudan soudé veut, lui, croire en sa bonne étoile après s’être qualifié in extremis à la différence de buts au détriment de l’Angola (4 points tous les deux). Si l’opposition semble à priori manquer de clinquant entre les outsiders de cette phase finale, la perspective de voir l’une de ces deux équipes en demie vaut, à elle seule, le détour.

Côte d’Ivoire-Guinée équatoriale, samedi à 20 heures à Malabo

La Côte d’Ivoire va se mesurer à la Guinée équatoriale. Alors que le pays hôte fait figure de magasin de porcelaine pour des Éléphants ultra favoris, auteurs d’un sans faute (trois matches, trois victoires), qu’on ne s’y trompe pas, c’est avant tout par leur défense que les hommes de François Zahoui ont brillé. Mails ils faudra plus qu’une ligne défensive en peau de pachyderme aux compères de Drogba, décevant dans le jeu, pour aller chercher la qualification. La Guinée équatoriale compte, elle, sur son bouillant public pour accrocher la Selefanto à un tableau de chasse déjà garnis des Lions du Sénégal. Premier test sérieux pour sa génération dorée, c’est le match de tous les périls pour la Côte d’Ivoire, celui de tous les espoirs pour le Nzalang.

Ghana-Tunisie, dimanche à 20 heures à Franceville

Le Ghana et la Tunisie se rencontrent pour une place en demi-finale. Autre favori de la compétition, les Black Stars ont un statut à assumer après leur beau parcours (7 points en trois matches). Pour continuer à briller dans le ciel gabonais, les Ghanéens devront compter sur des frères Ayew au firmament de leur talent pour passer la rugueuse défense tunisienne. Les Aigles de Carthage, seconds logiques derrière le Gabon dans le groupe C (6 points), veulent perpétuer la tradition de victoire d’un pays arabophone dans les dernières éditions, et succéder à l’Égypte. Dans une position de challenger qu’ils affectionnent, les Tunisiens ont l’occasion de frapper un gros coups contre l’autre gros favori delà compétition.

Gabon-Mali, dimanche à 17 heures à Libreville

Gabon et Mali vont devoir se départager dans l’avant-dernier quart de finale de la CAN. Leader dans un fauteuil avec 3 victoires en autant de matches, les Panthères comptent sur leur Cousin d’Amérique, ou plutôt d’Europe, pour l’expérience et sur Aubameyang, pour marquer les buts. Il faudra des Maliens malins pour emporter dans leurs serres une qualification laborieusement acquise dans le groupe de la mort (Guinée, Mali, Ghana). Dans ce choc entre les deux plus grosses colonies "made in Ligue 1" les chances semblent équivalentes dans la confrontation la plus équilibré de la phase finale.

par Antoine Bruxeille

samedi 21 janvier 2012

Réponse d'un immigré à la Ministre des Sénégalais de l'Extérieur : Madame NDOYE, Non ! Je ne rentrerai pas. Je préfère l'enfer de l'Europe à ....

« L’Europe est finie, l’avenir c’est l’Afrique, l’avenir c’est le Sénégal, car ils (les Européens) pensent que ce sont les étrangers qui leur ont pris leur pain. Il faut que les sénégalais rentrent et viennent construire leur pays ». Un message très fort adressé aux Sénégalais de l'Europe par leur ministre de tutelle Madame Ngoné NDOYE . Permettez-moi, Madame Ngoné NDOYE de vous adresser ces quelques lignes en tant qu'immigré sénégalais en Europe !
Ces derniers jours, la diaspora sénégalaise a été durement éprouvée par les nombreux assassinats de nos compatriotes en Europe notamment en Italie et en Espagne. Les Sénégalais Mor DIOP et Modou SAMB ont été froidement abattus par un italien présenté comme un militant d'extrême droite au nom de Gianluca Casseri.Une expédition meurtrière qui émut tout les sénégalais particulièrement les immigrés d'Europe. Ce fût l'émoi et la consternation. Rien ne peut expliquer cet effroyable homicide. L'acte est ignoble et fortement choquant. L’Europe est devenu le cimetière des immigrés d'Afrique noire. L'immigré est devenu l'indésirable de la république surtout quand il est dans une situation irrégulière. Le vase est quasi-plein pour sortir  tout africain et en particulier tout sénégalais de ses gonds. Je comprends votre inquiétude mais au delà du constat, votre appel au retour me sidère.

Il est indéniable que les européens souffrent depuis quelques années du marasme économique qui étrangle leurs pays. L'Espagne et l'Italie ont été fortement fragilisées par la crise financière à telle enseigne que les nationaux ne savent plus à quel saint se vouer. Dans n'importe quel coin du monde, quelle que soit la race, quand les carottes sont cuites, on s'en prend aux autres à des degrés divers. Par l'autre, il faut comprendre l'étranger...On le voit comme l'envahisseur. Celui qui vient nous prendre notre pain ou simplement la cause de tous nos maux. Plusieurs de nos compatriotes peuvent témoigner de cette xénophobie ambiante qui circule en Europe depuis quelques années. Mais que cela ne nous surprend pas, cette xénophobie a toujours existé depuis des lustres. Les mentalités de certaines couches sociales changent aux grès du métissage et de la mondialisation. Malgré cela, le racisme a la peau dure en Europe. Madame la Ministre, votre constat est indéniable... Mais, votre appel est irrespectueux. Irrespectueux parce que vous nous appelez à revivre l'enfer que vous, politiciens êtes parvenus à créer dans notre pays. Et dites moi, qu'a faite la diplomatie sénégalaise pour faire respecter les droits de ses filles et fils de l'étranger ? Avez-vous de manière diplomate combattu vaille que vaille pour le respect des droits de vos concitoyens en Europe ? NON, Madame, vous en êtes incapable. Si nous sommes devenus indésirables en Europe, c'est la faute à nos gouvernants, incapables de tenir tête aux pays d'Europe... Sinon pourquoi acceptez d'être la terre d'accueil des expulsés d'Europe ? Combien de meurtres de sénégalais dans des conditions suspectes sont restés impunis ?

Que l'Europe soit constipé économiquement, c'est une vérité irréfutable ! Que notre ministre ( Sénégalais de l'Extérieur ) serve ce plat de manière délavée et nous somme de rentrer illico presto, cela s'apparente à du " foutage de gueule". Quant on a rien à dire, on se tait comme le dit un vieil adage. Les Modou-modou pour paraphraser le commun des sénégalais sont les premiers à prendre conscience des difficultés de l'Europe. L’Europe n'enrichit plus son immigré. Le travail y est devenu très dur sinon mal rémunéré. Les régularisations se sont réduites considérablement entrainant une fragilisation des situations des uns et des autres dans l'immigration. La crise du logement a précipité le parcage des familles immigrées dans les quartiers périphériques avec son festival de problèmes. Elle a également obligé les immigrés africains à vivre à plusieurs dans des chambres, souvent minuscules, dans les grandes villes. D'ailleurs, ce n'est plus un secret pour personne. Même nos parents en Afrique ont échos de la vie très difficile dans les foyers européens notamment français. Les conditions de vie sont devenues trop dures en Europe. C'est peu de le dire. Les dernières tendances économiques confirment la décadence de l'Europe. A part l'Allemagne, la France et ses autres voisins tirent le diable par la queue. L'immigration est devenue leur " Punchingball ". Que de slogans tapageurs dans leurs politiques d'immigration ! C'est connu quand les choses sentent mauvaises, c'est toujours la faute aux étrangers. Les pays comme la France et l'Italie font de la chasse à l'immigré leur cheval de bataille. Bref, l'immigré surtout africain n'est plus le bienvenu en Europe. Mais, ces pays n'ont - ils pas également des immigrés ailleurs dans le monde ? Combien d'Européens en Amérique et en Asie ? Et même, le racisme ambiant est-il l'apanage des seuls européens ? Que disent les sénégalais des "Niaks" ? De pensent les Angolais, Mozambicains et les Ivoiriens des autres africains, immigrés dans leurs pays ? La xénophobie est universelle. Elle existe partout dans le monde.

Revenons à nos moutons ! Les émigrés Sénégalais doivent rentrer pour construire le Sénégal selon Madame NDOYE. Cette sortie de notre ministre des Sénégalais de l'Extérieur  Ngoné NDOYE sur les immigrés sénégalais en Europe , " vaches laitières ",  est à mon avis, très maladroite. Cette phrase débitée dans les colonnes d'un site internet « L’Europe est finie, l’avenir c’est l’Afrique, l’avenir c’est le Sénégal, car ils (les Européens) pensent que ce sont les étrangers qui leur ont pris leur pain. Il faut que les sénégalais rentrent et viennent construire leur pays » écœure. Cela veut-il dire que nous, immigrés, nous ne contribuons aucunement à la construction du Sénégal et de notre cher Afrique ? Depuis mes années de lycée, mes professeurs de Géographie m'ont toujours appris que l'émigration constitue une richesse pour un pays dans le sens qu'elle fait rentrer des devises conséquentes dans l'économie nationale. Sinon, à quoi servirait la banque de l'Habitat si on lui enlève cette mission de conversion des devises des émigrés en richesse nationale par exemple ?

Depuis des années, les émigrés sont devenus le fer de lance de l'économie Sénégalaise. Un tour dans certaines localités abandonnées par les nombreuses politiques nationales donnera le pouls quant à l'importance des émigrés dans notre économie nationale. Plusieurs villages et villes du Sénégal bénéficient de structures sanitaires et éducatives grâce à la seule émigration. Pour apporter de l'eau à mon moulin, je donnerai un petit aperçu du mode de fonctionnement des immigrés Sénégalais en Europe. Savez-vous que chaque immigré est imposable de son village d'origine du Sénégal en tout cas chez les Soninkés et les Halpullars ? Dans plusieurs communautés sénégalaises en Europe, chaque immigré doit s'acquitter d'une cotisation mensuelle, bi-mensuelle voire trimestrielle destinée à la ration alimentaire et à l'entretien de la famille restée au village. Quelle que soit sa situation financière, l'immigré est obligé de contribuer à cet effort social souvent au détriment de son propre confort. En plus de cet " impôt" social à l'africaine, chaque immigré est obligé de participer aux nombreux projets de développement de son village ou ville d'origine. Les fameuses caisses villageoises dans l'immigration, autrefois destinées au rapatriement des corps en cas de décès, sont devenues les principales sources de richesse de nos localités. Dans plusieurs zones rurales, les émigrés ont fortement contribué à l'amélioration des conditions de vie des populations. Cet effort incommensurable envers les familles et les terroirs impose des sacrifices énormes. Nous avons émigré parce que l'Etat a failli à sa mission depuis des lustres. L'alternance n'y a rien changé. Nous avons préféré émigrer parce que le pays est pris en otage par un clan de mafieux, motivés par la course aux richesses. Nous avons émigré parce que nous avions eu ras de bol de voir nos familles vivre l'enfer sur terre alors que d'autres Sénégalais jouent avec nos maigres CFA. Ainsi explique en partie pourquoi nous bravons le froid pour venir courber nos échines en Europe.  Ceci explique également pourquoi nous acceptons l'inacceptable à l'étranger.

Combien d'immigrés ont dormi le ventre vide parce que tout le salaire a été envoyé au pays ? Combien de nos concitoyens ont vu leur rêve brisé parce que soucieux du bien-être de la famille dans son grand ensemble ? Ils ont mobilisé leurs économies pour soigner, alimenter les familles en se privant des bonnes choses de la vie ? Combien d'immigrés ont bousillé leur santé au nom du seul confort de la famille sénégalaise ? Madame la Ministre, avez-vous pensé à la solitude de tous ces hommes mariés qui ont laissés femmes et enfants au pays ? Viendraient -ils braver le froid polaire et accepter l'inacceptable si le Sénégal était bien géré ? Combien de sénégalais ont perdu la vie dans les pirogues en partance pour l'Europe parce qu'ils voulaient seulement venir en aide à leurs familles ? Je ne cautionne pas ce mode opératoire, mais je le comprends. Les Wolofs disent " Niak Pékhé Pékhé la ".  Personne n'émigre au prix de sa vie pour les beaux yeux de l'Europe. Rassurez-vous, nous ne sommes pas des sadiques !

Madame, la Ministre, ceci dit, je ne rentrerai pas au bercail. Je ne rentrerai pas parce que justement l'avenir de mon pays est compromis. Cet avenir dont vous parlez est inexistant. Ce futur est sombre. On a pas besoin d'une loupe pour savoir que le Sénégal glisse inexorablement dans un chaos économique et social. Votre parti a volé nos rêves. Votre président, je dis bien votre président, parce que ce dernier montre tous les jours qu'il n'est pas le président de tous les Sénégalais, a bousillé l'avenir de toute une génération.

Au moment où il fallait investir pour l'emploi et l'amélioration des conditions de vie, ce dernier avait préféré construire des monuments, des théâtres... Au moment où il fallait construire des hôpitaux et renforcer les écoles et les universités, ce " singe " avait préféré distribuer nos ressources à son clan. Combien de millionnaires l'alternance a fabriqué de manière malhonnête ?  Economiquement, mon Sénégal agonise. Mon pays est pris en otage par un clan mafieux dont vous êtes un des maillons. Je ne quitte pas l'enfer européen parce que mon pays n'arrive pas à assurer un Watt au tailleur, au menuisier métallique, au gérant de cyber café... Je préfère crever en Europe que de venir assister au désespoir de ma famille parce que je n'aurai pas été capable de lui assurer les trois repas quotidiens. Je préfère croiser les regards racistes des européens que de venir cohabiter avec des sénégalais d'un type nouveau, arrogants et hautains, qui dilapident les deniers publics au vu et au su de tous.

Madame, qu'ont faits vos gouvernements respectifs pour panser nos plaies sociales ? Allez faire un tour dans nos villages, et s'il vous plaît relever les réalisations de l'alternance ! Si vous en trouvez une réalisation utile de votre gouvernement, je prendrai le premier vol CORSAIR pour le Sénégal. Les écoles, c'est nous. Les dispensaires et centres de santé, c'est le fruit de notre labeur... J'en passe. Le régime de l'alternance n'a même pas  été capable de rénover les structures existantes qui sont aujourd'hui en état de délabrement très avancé.

Je conclus qu'au moment où je vous parle. Le Sénégal n'est pas l'avenir. L'Afrique n'est pas l'avenir. Par chauvinisme, j'aurai aimé clamé cela haut et fort ce slogan. Mais, vous conviendrez avec moi que le Sénégal et L'Afrique sont pris en otage par des affamés du pouvoir de la trempe d'Abdoulaye Wade. Comment voulez-vous parler d'avenir dans un pays où mêmes les éminents constitutionnalistes sont incapables de dire non à un homme qui se contrebalance des lois de la république ? Le Sénégal serait l'avenir si vous étiez vous même capable de dire " Non à la candidature d'Abdoulaye Wade " . N'avez-vous pas vu comment la côte d'ivoire, jadis pays à l'avenir prometteur, a sombré dans le chaos par la faute de ces politiciens véreux ? L'avenir ne coexiste pas avec la corruption, l'incompétence et le vol...Pardonnez-moi d'être pessimiste, dans l'état actuel des choses, l'avenir c'est ailleurs.  Le Sénégal serait l'avenir si le tailleur avait de l'électricité. Il serait l'avenir si la corruption foutait le camp. Notre pays serait l'eldorado si vous, politiciens, arrêtiez de voler l'argent du contribuable. Il serait l'avenir si les jeunes croulaient sous le poids des offres d'emploi. On pourrait parler d'avenir si l'université n'était pas une machine à fabriquer des chômeurs...

Dans ma petite vie d'immigré, j'arrive à faire bouillir la marmite de ma mère, soigner les maux de ma famille, payer les études de ma fratrie et surtout participer au développement de ma commune d'origine donc du Sénégal. Alors, Madame, permettez-moi de décliner gentiment votre appel citoyen à la limite inacceptable ! Vous aidez peut-être des Sénégalais à rentrer  au bercail, mais encore faut-il que ce soit naturel sans aucun calcul politique !

Samba Fodé KOITA dit EYO , www.bakelinfo.com
 


vendredi 20 janvier 2012

Les grands absents de la CAN 2012

L’Egypte, le Cameroun, l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigeria seront les absents de cette vingt-huitième édition de la CAN qui se déroule au Gabon et en Guinée équatoriale. Ce sera une déception pour des milliers de supporters mais une chance supplémentaire pour les seize pays sélectionnés. Cette situation rend cette CAN plus ouverte que jamais.

Comme le dit le proverbe, les absents ont toujours tort. L’Egypte, le Cameroun, l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigeria qui ne sont pas qualifiés pour la CAN 2012 ont créé la surprise et souvent défrayé la chronique durant la phase de qualification.
L'Egypte
Vainqueur des trois dernières éditions, un record, l'Egypte restera à la maison. Les Pharaons n’ont jamais fait le poids en terminant à la dernière place dans le groupe G. Dans une poule où figuraient le Niger, la Sierra Leone et l’Afrique du Sud, l’Egypte faisait pourtant figure de grand favori. L’hégémonie serait-elle terminée ? Le nouveau sélectionneur, l’Américain Bob Bradley, a été désigné pour remettre un nouveau groupe au travail et faire oublier le revers d'Hassan Shehata. Les Pharaons qui ont gagné sept Coupes d’Afrique des nations et qui sont déjà rentrés dans le top 10 du classement FIFA, devraient rapidement retrouver leur gloire d’antan.
Le Cameroun
Star mondiale du football, Samuel Eto’o et ses coéquipiers ne fouleront pas les pelouses du Gabon et de la Guinée équatoriale. La non-qualification des Lions Indomptables a constitué un vrai camouflet pour l'équipe camerounaise. Le Onze national a croisé la route d’un Sénégal intraitable en phase de poule. L’ancien entraîneur de l’OM, Javier Clemente Lázaro, dont les choix ont été contestés publiquement par Samuel Eto’o, a été limogé et remplacé par Denis Lavagne. Composée de très bons joueurs évoluant dans de très grands clubs, le Cameroun aurait dû largement faire mieux. Présent à chaque édition depuis 1994, ils ont déjà gagné quatre tournois (1984, 1988, 2000, 2002).
L'Algérie
L’Algérie ne sera pas de la fête avec ses voisins Tunisiens et Marocains.  En juin dernier lors du tournoi qualificatif, les Fennecs avaient complètement anéanti leur chance face au Maroc (4-0). En 2010, les Algériens avaient été classés quatrième de la CAN et avaient participé au Mondial sud-africain. Pour reconstruire cette équipe autour de Riad Boudebouz, élu meilleur joueur algérien 2011, la fédération a fait appel à Vahid Halilhodzic après le limogeage d’Abdelhak Benchikha. A son palmarès, le pays compte une Coupe d'Afrique des Nations (1990).
L'Afrique du Sud
L’Afrique du Sud qui organisera la prochaine CAN en 2013 patientera. Les Bafana Bafana ont vécu un drôle de parcours lors des éliminatoires. Ils ont bien cru qu'un nul lors de leur dernière rencontre contre la Sierra Leone (0-0) suffirait à leur bonheur. Les hommes de Pitso Mosimane ont même fait la fête sur le terrain avant l'heure. Malheureusement pour eux, la fédération locale s’était trompée dans le règlement et les calculs. Même si elle terminait effectivement première de son groupe à égalité de points avec la Sierra Leone et le Niger, ce dernier obtenait sa qualification grâce aux points obtenus lors des confrontations directes avecses adversaires. Les Sud-Africains avaient triomphé en 1996.
Le Nigeria
Depuis 2000, les Super Eagles ont toujours participé à la CAN. Lors des tours préliminaires, le Nigeria a perdu face à la Guinée et a été incapable de s’imposer au match retour lors de la « finale » du groupe. Ce qui a coûté sa place au sélectionneur Samson Siasia. Les Nigérians avaient été suspendu lors de l’édition 1998 au Burkina Faso après avoir boycotté l’édition 1996 en Afrique du Sud. En 2000, pays organisateur, le Nigeria avait atteint la finale. Le Cameroun l'emportait lors l'épreuve des tirs aux buts. Depuis 2002, le pays le plus peuplé d'Afrique a terminé quatre fois sur la troisième marche du podium. Les Super Eagles comptent deux CAN à leur palmarès (1980, 1994).

Tunisie : Croissance économique baissière un an après la révolution

"Une année après la révolution, la situation globale en Tunisie connaît une certaine décélération au niveau de la croissance économique manifestée à travers un taux de croissance négatif de 0,2% contre environ 4,5% avant la révolution", a déclaré jeudi à l’Agence de presse Xinhua M. Slim Besbes, secrétaire d’Etat tunisien des Finances lors d’un séminaire sur la relance économique et responsabilité sociale des entreprises.
Malgré le succès qu’a connu le processus politique après la révolution avec des élections transparentes de la Constituante, la Tunisie a "payé le coût de cette révolution puisque le taux de chômage a passé de 14% à 18% en une année", a précisé M. Besbes.

Une année après la révolution tunisienne, l’Etat a dépensé au titre de promotion de l’emploi une enveloppe des 1500 millions de dinars (environ 979 millions de dollars) outre la création de 25 mille emplois, "sachant que les prévisions de 2012 tablent sur la création de 25 mille emplois supplémentaires", selon le secrétaire d’Etat tunisien des Finances.

Les différents acteurs économiques, représentants de la société civile ainsi que la Confédération générale tunisienne du Travail ( CGTT) qui organise ce séminaire ont souligné la nécessité de coordonner les efforts et de s’impliquer davantage dans le processus de développement de la Tunisie et sa relance économique "laissant de côté les intérêts individuels pour mettre en priorité l’intérêt de la Tunisie qui connaît actuellement une pure catastrophe économique".

Bien que certains acteurs économiques tunisiens parlent d’une " urgente intervention" au niveau du financement de projets de développement, de l’accélération de l’investissement "local et étranger", d’autres professionnels exigent "une intervention musclée qui semble être l’unique remède à la délicatesse de la situation", a souligné M. Mahdi Sfar représentant la CGTT.

"Admettant que l’Etat tunisien détient à lui seul le pouvoir répressif légitime, l’impasse qui marque la situation actuelle en Tunisie peut trouver son explication dans l’accumulation négative des 25 dernières années mais également dans la toute récente campagne électorale précédant les élections d’octobre dernier", a expliqué M. Chedly Ayari, politicien tunisien et ancien ministre de l’Economie nationale (année 1970).
Dans une déclaration à Xinhua, M. Ayari a précisé que "les Tunisiens commence à perdre confiance dans les promesses annoncées par les partis politiques lors de leurs campagnes électorales essentiellement sur la création de richesses, d’emploi et de projets de développement dans les régions intérieures".

Une année après la révolution, l’économie tunisienne a besoin " plus que jamais d’une refonte dans son modèle économique qui rompt avec les anciennes pratiques pour construire un nouveau dispositif fondée sur un contrat social basé sur la décentralisation, le pluralisme, la compétitivité de l’entreprise, la révision du processus de développement ainsi que l’ouverture et la conquête d’autres marchés lointains", a affirmé à Xinhua M. Habib Guiza Secrétaire général de la Confédération Générale Tunisienne du Travail.

Par afriscoop.com

mercredi 18 janvier 2012

Délai prolongé au 31 janvier 2012: Appel d'offres pour étude sur les droits des émigrés sénégalais à l'étranger'




 COMMUNIQUE


Chers collègues et partenaires,
Veuillez noter que le délai pour la soumission des offres concernant l’étude sur ‘protection et respect des droits des émigrés sénégalais à l’étranger’ a été prolongé jusqu’au 31 janvier 2012, minuit (GMT+1).
Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir partager cette information au sein de vos réseaux.
Dans l’attente de vos offres, veuillez bien recevoir nos meilleures salutations,
Susanne MELDE
Research Officer
African, Caribbean and Pacific (ACP) Observatory on Migration
20, rue Belliard (7th Floor)
1040 Brussels – Belgium

Tel. (general): +32 2 894 92 30
Fax: +32 2 894 92 49
Email:
  smelde@iom.int Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Email (general):
  ROBrusselsACP@iom.int Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
 http://www.acpmigration-obs.
An ACP Group Secretariat Initiative, Empowered by IOM, Funded by the European Union & the financial support of Switzerland.
 


En plein scandale raciste, le foot anglais veut plus de coaches noirs

Le football anglais vient de vivre trois mois de polémiques à cause d'actes racistes en Premier League.

A la fin du mois de décembre, sa fédération a pris une sanction exemplaire contre Luis Suarez, l'attaquant de Liverpool, qui a traité Patrice Evra de « negro » à plusieurs reprises lors d'un Liverpool-Manchester : huit matchs de suspension et 40 000 livres d'amende.
Luis Suarez et Patrice Evra pendant le match Manchester United et Liverpool, le 16 octobre 2011 (Phil Noble/Reuters)
Le football anglais vient de vivre trois mois de polémiques à cause d'actes racistes en Premier League.
A la fin du mois de décembre, sa fédération a pris une sanction exemplaire contre Luis Suarez, l'attaquant de Liverpool, qui a traité Patrice Evra de « negro » à plusieurs reprises lors d'un Liverpool-Manchester : huit matchs de suspension et 40 000 livres d'amende.
John Terry, le défenseur de Chelsea de l'équipe d'Angleterre, doit quant à lui être jugé le 1er février par un tribunal londonien. Il aurait lancé une insulte raciste particulièrement vulgaire – « negro cunt » (« salopard de negro ») – à Anton Ferdinand, défenseur, lui, de Queens Park Rangers.

Seulement deux entraîneurs noirs dans le foot anglais

Ironiquement, ces deux affaires interviennent au moment où beaucoup, dans le championnat anglais, se demandent s'il ne faudrait pas aller plus loin dans la lutte contre le racisme en instaurant une forme de discrimination positive dans le recrutement des coaches et des dirigeants de clubs.
Tout part d'une statistique évidente, mais frappante : il n'y a que deux entraîneurs « noirs » aujourd'hui dans le football anglais (pour 92 équipes dans les quatre premières divisions) : Chris Powell à Charlton et le métisse Chris Hugton à Brimigham.
Sur le terrain, près de 25% des joueurs sont issus de minorités ethniques. L'Angleterre n'est pas une exception. En France, seuls deux entraîneurs noirs ont coaché une équipe professionnelle : Jean Tigana et Antoine Kombouaré.
Paul Davis, double champion d'Angleterre avec Arsenal en 1989 et 1991, et salarié du syndicat des joueurs, milite pour donner aux joueurs issus des minorités toutes les chances d'obtenir un poste de manager.
Interrogé par le Daily Mirror, il raconte que malgré des expériences à la tête des équipes de jeunes d'Arsenal, il n'a jamais osé postuler à des postes en équipes professionnelles parce qu'il ne croyait pas que les propriétaires de clubs feraient confiance à un noir.

« Peur dans le regard des joueurs »

Il précise que les jeunes avec qui il travaille ont les mêmes appréhensions :
« Aujourd'hui, je vois le même genre de peur dans le regard des joueurs qui arrivent et qui veulent être coaches. »
Davis explique :
« Ce qui est compliqué, c'est que quand vous êtes joueur, tout le monde peut voir votre talent. Quand vous êtes coach en revanche, il faut que les gens croient en vous et vous donnent le temps de vous installer.
Il faut que l'on vous donne la chance de montrer ce que vous valez. Les joueurs noirs n'ont pas souvent cette opportunité. »
Davis souligne là une différence fondamentale entre le marché des joueurs et celui des managers : sur le premier, tout le monde sait relativement bien combien chaque joueur est payé et surtout, combien il vaut (un économiste dirait qu'il est transparent).
Toute forme de discrimination (par exemple sous-payer les joueurs noirs, n'embaucher que des joueurs blancs) serait donc publique, et surtout très coûteuse.
Dans son livre Soccernomics, un économiste, Stefan Szymanski, a montré, avec le journaliste Simon Kuper, que la discrimination contre les joueurs noirs a disparu dans les années 1980 lorsque les propriétaires de clubs se sont aperçus qu'embaucher des joueurs blancs en les payant mieux que des joueurs noirs au niveau équivalent ne permettait pas de construire une équipe compétitive.

« Kick Out Racism »

Ils ont préféré gagner que discriminer. Ce mécanisme régulateur ne peut pas s'appliquer au marché des managers, dont l'efficacité est beaucoup plus difficile à déterminer.
Dans ce cas, les préjugés sont plus longs à disparaître puisqu'ils ne peuvent aisément être contredits par les faits. Pour lutter contre les discriminations dans le football anglais, Paul Davis et Gordon Taylor, président du syndicat des joueurs, soutenus par l'association anti-raciste « Kick Out Racism » (« le racisme hors des stades »), souhaitent donc que le football anglais prennent des mesures beaucoup plus offensives.
Et qu'il s'inspire de la « Rooney Rule », règle de Rooney (du nom de l'ancien propriétaire Pittburgh Steelers, rien à voir avec Wayne Rooney, l'attaquant de Manchester United) en vigueur en National Football League (NFL), le championnat de football américain, depuis 2003.
Cette règle impose à toutes les franchises recrutant un entraîneur de considérer la candidature d'au moins une personne issue d'une minorité. Les premiers résultats sont très prometteurs, la part des coaches issus des minorités en NFL a triplé depuis 2003. Et ça n'handicape pas leurs équipes : sept des dix derniers vainqueurs du Superbowl avait un noir pour coach ou manager général.
Quant à ceux qui s'inquiètent que l'on introduise d'autres critères de recrutement que le seul mérite dans le sport, Cyrus Mehri, un avocat américain qui a participé à l'écriture de la Rooney Rule, et qui a présenté la mesure à des officiels du football anglais, répond dans le Daily Mail :
« On ne dit pas que les clubs doivent engager des candidats issus d'une minorité. On dit juste : “Donnez leur une chance, peut-être que vous ne savez pas ce que vous ratez.” »

Afrique de l'Est: Mise en garde contre les menaces d'insécurité

Sécurité Afrique de l'Est - Une responsable de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) a mis en garde contre toutes les formes d'insécurité qui menacent les cinq pays membres de l'organisation régionale, en faisant notamment allusion aux effets de la longue crise en Somalie. Secrétaire générale-adjointe de l'EAC et responsable de l'intégration politique, Mme Beatrice Kiraso a cité le terrorisme, les enlèvements et la cybercriminalité comme les nouvelles menaces, lors d'une réunion conjointe des conseils sectoriels de l'organisation.

'L'instabilité à nos frontières a des retombées négatives sur l'intégration de nos populations et de nos économies, car nous faisons face à une nouvelle série de menaces comme le blanchiment d'argent, les drogues illicites mais aussi le trafic des êtres humains et des armes légères', a-t-elle constaté.

La rencontre de quatre jours au secrétariat de l'EAC à Arusha, en Tanzanie, examine la version finale du Protocole de l'EAC sur la paix et la sécurité.

Le document a été adopté par le Conseil des ministres de l'EAC et soumis à cette réunion conjointe des trois conseils sectoriels pour dégager les orientations politiques en matière de contre-terrorisme, de piraterie, mais aussi de détention, de garde et de réhabilitation des délinquants.

'La sécurisation et la stabilisation de notre région sont au coeur de l'agenda de l'EAC car tous les efforts d'intégration ne porteront pas leurs fruits en l'absence de paix et stabilité', a estimé Mme Kiraso.

'La paix et la sécurité sont essentielles pour développer un environnement stable dans la future Fédération politique de l'EAC', a-t-elle souligné.

La réunion étudiera aussi le Document sur la résolution, la gestion et la prévention (CPMR) des conflits, mais aussi les progrès concernant le développement du Mécanisme d'alerte précoce de l'EAC.

Le CPMR comprend des initiatives relatives à la prévention des conflits et propose des mécanismes de gestion et de résolution des conflits, mais aussi met en place un Panel d'éminentes personnalités qui serviront d'émissaires et de médiateurs.

Concernant le CPMR, Mme Kiraso a indiqué 'qu'il est grand temps que nous, Africains, développions nos propres solutions au lieu de compter sur les agences internationales'.

La réunion doit aussi adopter le Plan d'action et de stratégie sur la sécurité maritime dans l'Océan Indien/Afrique australe et orientale, conçu pour combattre la piraterie dans l'Océan Indien.

La stratégie a été élaborée collectivement par l'EAC, l'Autorité inter-gouvernementale pour le développement (IGAD), le Marché commun pour l'Afrique australe et orientale (COMESA) et l'Organisation maritime internationale (IOC) en 2010.

L'EAC regroupe le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi.