samedi 14 janvier 2012

Tunisie : un an après la révolution

Il y a tout juste un an, Ben Ali quittait le pouvoir et s'enfuyait avec sa famille. Dans son n°2662, en kiosques du 15 au 21 janvier, Jeune Afrique propose une reconstitution exclusive de la journée qui fit basculer la Tunisie, marquant le début du Printemps arabe.

Le 14 janvier 2011, Zine el-Abidine Ben Ali fuyait son pays, sous la pression de la rue tunisienne. Mais un an après, cette journée mémorable n'a pas encore révélé tous ses secrets. S'appuyant sur les auditions d'anciens responsables et sur les témoignages d'acteurs directs, Jeune Afrique en reconstitue, en exclusivité, les temps forts.
Cette chronique des dernières heures du régime passe également en revue les figures clés. Comme le général Rachid Ammar, chef d'état-major de l'armée de terre, qui avait signifié à ses unités, dès le 10 janvier, « l'interdiction de l'usage des armes à feu ». Ou encore les 170 membres des unités d'élite de la police et de la garde nationale qui se sont retournés contre le pouvoir, hâtant ainsi sa chute.
En Tunisie, tout a changé, ou presque...
Depuis cette fuite précipitée, tout a changé. Une fois passées l'euphorie et l'union sacrée des premiers jours, les Tunisiens ont dû s'atteler à la reconstruction de leurs institutions et de leur paysage politique. Dans cette période de bouleversements, où chacun tente de trouver sa place, tout est mouvant. Les interrogations, qui demeurent légion, nourrissent l'inquiétude. Chaque geste ou déclaration des principaux acteurs de la transition est scruté à la loupe, puis commenté et, surtout, critiqué.
Beaucoup a déjà été accompli. Le pays a connu, le 23 octobre, ses premières élections pluralistes et transparentes et formé son premier gouvernement représentatif de l'ère post-Ben Ali. La Tunisie de 2011 et de 2012, véritable laboratoire au sein duquel tout le monde s'agite et cogite, n'a plus rien à voir avec le pays rongé de l'intérieur et sclérosé de Ben Ali. Sauf sur un point, essentiel, qui fut le principal détonateur de la révolte : le chômage, la pauvreté et l'absence de perspectives pour une proportion effarante de la population. Pour ces oubliés de la République devenus ceux de la révolution, rien n'a changé un an après. Inquiétant.

Par Jeune Afrique



CAS HISSENE HABRE : La responsabilité africaine interpellée

Dans ce qu’il est convenu d’appeler le dossier d’Hissène Habré, la justice sénégalaise vient, une nouvelle fois, de rendre un avis qui n’est pas du goût des victimes du règne dictatorial de l’ancien chef d’Etat tchadien. Invoquant des vices de forme, la Cour d’appel de Dakar vient de rejeter ce mercredi la demande d’extradition qui avait été formulée par la justice belge. Du coup, pour les victimes, ce sont les derniers maigres espoirs qui s’envolent. Pour elles, la perspective d’une justice s’éloigne de nouveau. Mais cette situation ne grandit ni le régime sénégalais, dont les incessantes volte-face semblent répondre à une volonté de jouer avec les nerfs des victimes; ni les institutions panafricaines dont le mollesse et le caractère timoré dans ce dossier tendent à légitimer l’interventionnisme aussi de l’occident que de la CPI dans les crises africaines.

Pourtant, récemment encore, au micro de nos confrères de RFI, le président sénégalais avait laissé entendre qu’il pourrait laisser extrader l’ancien président tchadien en Belgique.

Pour les victimes et leurs avocats, le verdict de la cour d’Appel de Dakar de ce mercredi est un démenti cinglant à un optimisme qui commençait à prendre forme. Avec ce dernier retournement de veste, on a de plus en plus l’impression que les autorités sénégalaises se servent du cas d’Hissène Habré comme un moyen de chantage. Il faut rappeler que cela a, tout d’abord commencé par un budget du procès au Sénégal, qui avait été outrancièrement gonflé. Maintenant, on souffle le chaud et le froid, en annonçant une chose aujourd’hui et son contraire, demain. A ce rythme, l’ambiguïté du Sénégal ne tardera pas à être démasquée.


Mais plus que le Sénégal, ce dossier interpelle d’abord et avant tout le continent africain et l’ensemble de ses institutions et de son élite politique. En effet, en Afrique, il n’est pas rare d’entendre parmi les responsables et les intellectuels des voix qui se désolent de l’attitude impérialiste de l’occident et partiale d’institutions judiciaires internationales, à l’image de la CPI. Or, le retard enregistré et que continue d’enregistrer ce dossier est symptomatique, hélas de l’incapacité du continent africain à poursuivre ses propres criminels. Cela fait plus de 20 ans que les victimes courent après la justice et la réparation.


Entre temps, Charles Taylor, Jean-Pierre Bemba et plus récemment encore Laurent Gbagbo, entre autres, sont traduits par la justice internationale. Dans un tel contexte, on aura du mal à convaincre les justiciables africains à se détourner des instances internationales.

Défendre la souveraineté africaine, ce n’est pas qu’un discours. Il faut également poser des actes. Ce qui, pour le moment, n’est pas le cas.

Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info

vendredi 13 janvier 2012

[ FRANCE ] Circulaire Guéant : le texte a été modifié et signé Par Le Figaro.fr

Cette circulaire complémentaire invite les préfets à faire en sorte que la «nécessaire maîtrise de l'immigration professionnelle ne se fasse pas au détriment de l'attractivité du système d'enseignement supérieur».
Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, et Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, ont signé ce jeudi matin une circulaire sur l'accès au marché du travail des diplômés étrangers de niveau au moins équivalent au master, destinée à compléter et à préciser la circulaire du 31 mai 2011.
Selon le gouvernement, la circulaire du 31 mai 2011 est une instruction générale sur la politique d'immigration professionnelle, qui rappelle et commente le droit en vigueur sur ce sujet. «Elle n'aborde que subsidiairement la situation des étrangers récemment diplômés, en soulignant notamment que la loi ouvre, à leur bénéfice, un dispositif spécifique d'accès au marché du travail.»
Cependant, des élus et des présidents d'universités et de grandes écoles ont signalé des cas d'étrangers récemment diplômés qui n'ont pas obtenu le titre de séjour leur permettant de travailler dans notre pays, reconnaissent les trois ministres concernés. La polémique n'a cessé d'enfler ces dernières semaines.

La circulaire va être diffusée ce jeudi aux préfets

Afin de dissiper tout malentendu, les ministres ont donc décidé d'adresser aux préfets une circulaire complémentaire donnant les orientations applicables à la situation spécifique des diplômés étrangers de niveau au moins équivalent au master.
Cette circulaire complémentaire invite les préfets à faire en sorte que la «nécessaire maîtrise de l'immigration professionnelle ne se fasse pas au détriment de l'attractivité du système d'enseignement supérieur, ni des besoins de certaines de nos entreprises en compétences spécifiques de haut niveau.»
Elle «tient compte d'échanges constructifs avec les présidents de la Conférence des présidents d'université (CPU), de la Conférence des grandes écoles (CGE), et de la Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs (CDefi). Ceux-ci ont fait part aux ministres de leurs préoccupations qui ont toutes été prises en compte.»
La circulaire va être diffusée jeudi aux préfets, qui examineront avec une attention prioritaire les dossiers qui leur seront soumis.

Grandes écoles et universités demandent des modifications

Tout en reconnaissant les «évolutions positives» que constitue le texte de circulaire complémentaire, la CGE , la Cdefi et la CPU ont formulé cette semaine des recommandations pour améliorer le texte. Elles ont notamment demandé que «la circulaire insiste davantage sur le fait que l'article L311-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permet la délivrance du titre de séjour pour première expérience professionnelle à tous les diplômés étrangers disposant d'un contrat ou d'une promesse d'embauche en adéquation avec leur formation, et, moyennant un certain seuil financier, correspondant à leur niveau.»
Les conférences estiment donc que ces mêmes conditions la non-opposabilité de la situation de l'emploi devraient s'appliquer aux étudiants qui ne seraient pas passés par le dispositif de l'autorisation provisoire de séjour, «dès lors que les conditions pour la délivrance du titre de séjour pour première expérience professionnelle sont remplies».
Dans les conditions actuelles de la loi en effet, les étudiants étrangers de niveau master diplômés en France qui ne passent pas par la procédure de l'APS, jugée par certains juristes trop «contraignante» et «restrictive» mais directement par celle du «changement de statut» (d'étudiant à salarié), se voient opposer la situation de l'emploi par les préfectures qui instruisent leur dossier, conformément à une stricte application des textes. C'est cette stricte application qui avait été demandée par la «circulaire Guéant» du 31 mai 2011. «Ce cas concerne, par exemple, de nombreux étudiants auxquels sont faites des propositions d'embauche avant même l'obtention de leur diplôme, et qui pourront ainsi directement bénéficier du titre de séjour correspondant», argumentent les conférences.
Pour accompagner cette revendication, les conférences proposent que «les étudiants diplômés puissent présenter, à l'appui de leur demande de titre de séjour pour première expérience professionnelle après l'obtention de leur diplôme, une attestation établie conjointement par le directeur ou le président de l'établissement d'enseignement supérieur et le chef d'entreprise, certifiant que les conditions posées par l'article L.311-11 sont respectées, notamment en ce qui concerne l'adéquation du diplôme et de l'emploi prévu, en termes de niveau de qualification ou de domaine».


Lutte contre l'immigration : La France a expulsé 32 mille 922 étrangers de son territoire en 2011

Claude Guéant s'est réjoui de la hausse des expulsions d'étrangers du territoire français. Une hausse qui a atteint 32 mille 922, dépassant l'objectif de 28 mille qui avait été assigné à son ministère en 2011. Pour 2012, ils seront 35 mille à être expulsés de France alors que beaucoup de spécialistes estiment que la France a un besoin de 300 mille étrangers pour combler le déficit qu'engendrerait le départ à la retraite des babyboomers.

(Correspondant permanent à Paris) - En 2011, la France a expulsé plus d'étrangers par rapport à l'objectif assigné au ministère de l'Intérieur en charge de l'immigration. Au total, ce sont 32 mille 922 étrangers qui ont été reconduits à la frontière, a annoncé le ministre français de l'Intérieur, Claude Duéant, lors d'une conférence de presse tenue, hier, dans les locaux de son ministère. Ce qui révèle un dépassement de près de cinq mille personnes, exactement 4 922, alors que la France visait un objectif de 28 mille expulsions de son sol. Ce qui a ravi Claude Guéant qui a multiplié depuis son arrivée à la Place Beauvais, siège de son ministère, des mesures répressives contre l'immigration dans sa globalité.
C'est dans cette ambiance d'euphorie que le ministre français s'est fixé un autre objectif plus élevé encore de 35 mille expulsions en 2012. Pour l'atteindre, il compte sur la lutte contre l'immigration non pas seulement irrégulière, mais également sur l'immigration légale notamment le regroupement familial, l'asile et la réduction d'octroi de visa d'entrée long séjour sans oublier la lutte contre l'immigration de travail, notamment des étudiants. D'ailleurs une circulaire, datée de mai dernier, entrant dans ce sens, a été contestée par les étudiants eux-mêmes mais également les structures universitaires, des grandes écoles et le patronat français. Et durant la conférence d’hier, Claude Guéant a promis une nouvelle circulaire aujourd'hui ou demain pour rectifier celle du 31 mai dernier.

En attendant, il a fait le bilan de l'immigration en 2011. C'est ainsi que 182 mille 595 premiers titres de séjour délivrés en 2011 contre 189 mille 455 en 2010, soit une baisse de 3,6 %. Cette baisse s'est traduite dans l'immigration professionnelle qui a chuté de 26 % sur un an. Le regroupement familial n'a pas été en reste. Il a baissé de l'immigration de 14 %, selon le ministre de l'Intérieur.

Durant ses vœux à la presse la semaine dernière, la candidate et patron du Front national, Marine Le Pen, avait contesté les chiffres sur l'immigration, les considérant plus élevés par rapport à ceux qui étaient rendus publics jusqu'alors. S'appuyant sur des données qu'elle dit avoir obtenu auprès des ‘fonctionnaires patriotes’ sur un bilan établi à la fin novembre 2011, Marine Le Pen a fait état ‘d'une hausse sur un an de 0,9 % de l'immigration familiale’. Sur l'immigration professionnelle, spécialement ciblée par le gouvernement depuis des mois, elle a indiqué ‘une hausse de 3,34 %, et pour les étrangers bénéficiant du droit d'asile de 23,14 %’. ‘Voilà la vérité et le bilan sarkozyste en matière d'immigration : une explosion des chiffres, comme jamais’, a-t-elle soutenu devant un parterre de journalistes.

Dans tous les cas, la plupart des spécialistes font remarquer que la France a besoin de l'immigration pour non seulement assurer le renouvellement de sa population et pour faire face au départ massif à la retraite de la génération née des trente glorieuses. Et Jacques Attali a été formel là-dessus sur Europe 1 dimanche dernier. Pour cet économiste, écrivain et haut fonctionnaire français, la France a besoin de 300 mille étrangers pour combler le déficit qu'engendrerait le départ à la retraite des babyboomers.

jeudi 12 janvier 2012

Sur le terrain, les footballeurs écoutent-ils le public ?

Je lis parfois des déclarations de footballeurs qui assurent réussir, pendant un match, à faire abstraction du public et à rester « dans leur bulle ». Je n'y crois pas vraiment, même si avec l'expérience, on arrive plus facilement à faire avec les sifflets.
Les insultes peuvent blesser mais il faut être conscient que le public est versatile. Lors de l'année du titre à Marseille, nous avons régulièrement été chahutés en début de saison avant de faire la fête à deux reprises sur le Vieux-Port, plein à ras bord.
Depuis la pelouse, on entend presque tous les bruits qui viennent des tribunes. Celui qui dira le contraire est un menteur ou un sourd. Peut-être même les deux ! 

Le derby bourguignon, un très bon exemple

Lorsque l'équipe est en forme et que le public encourage fort, on est galvanisés, on tente plus de choses, on « desserre le frein à main ». A l'inverse, quand on est à la peine et que les supporters s'énervent, sifflent et/ou insultent, ça inhibe.
Fin décembre, j'ai joué le derby bourguignon, avec mon club, Auxerre, contre Dijon. Menés 2-0, on a obtenu le 2-2 en marquant dans les dix dernières minutes. Le public s'est enflammé et grâce à lui, on a pris plus de risques.
Dans tous les pays où j'ai joué, le rapport aux supporters est considéré comme essentiel. Mais en Turquie, c'était incroyable. Lorsque je suis arrivé au Besiktas Istanbul, j'ai demandé à porter le numéro 12 dans mon dos. On m'a dit :
« Pas possible, le 12 est réservé au public, notre douzième homme. »

« Il est né en France, il est devenu un aigle de Besiktas »

Chaque joueur avait le droit à sa propre chanson. Moi, j'avais hérité de celle de Pascal Nouma, un attaquant français, icône du club :
« Il est né en France, il est devenu un aigle de Besiktas. »
Pour moi, ils ont changé la fin de la chanson : en turc, « Cissé », ça ressemble beaucoup au mot qui veut dire « niquer »... « Il va niquer Fenerbahçe... », criaient-ils.
Pendant l'échauffement, les supporters entonnent le chant de chaque joueur de l'équipe et la coutume, c'est d'aller près de la tribune pour les remercier. Lors du dernier match de la saison où on finit champions, on ne s'est pas échauffé, on a passé notre temps à les féliciter.
Après le match aller de Ligue des champions contre Liverpool, nos supporters, les Carsi, avaient battu un record de décibels et les joueurs adverses, pourtant habitués aux belles ambiances de leur stade, étaient venus me voir, vraiment bluffés, pour me demander :
« Mais c'est quoi cette folie ? »

West Ham et le public anglais

Je n'ai jamais connu de débordement là-bas, même si certains prêtent aux supporters turcs une mauvaise réputation. Je me souviens quand même d'une semaine où on avait enchaîné une raclée 8-0 au retour à Liverpool en Ligue des champions et une défaite 2-1 dans une rencontre importante en championnat. Pour ne pas prendre de risque, le club nous avait demandé de rester dormir au camp d'entraînement à la fin de ce deuxième match.
A West Ham, aussi, j'ai été gâté. Ses supporters ne sont pas les plus connus mais ils font énormément de bruit. Quel plaisir en Angleterre de voir les gestes défensifs et les changements d'aile salués par des applaudissements !
L'hymne de West Ham
A Monaco, ce n'est pas la même histoire. Les gens du club m'avaient dit, amusés, au moment de ma signature :
« Ici, ce sont les joueurs qui connaissent le nom des supporters. »
Grâce à notre épopée en Ligue des champions, on a quand même réussi à remplir le stade et à savourer les victoires avec le public.
Monaco-Real Madrid
Les footballeurs professionnels ont besoin de reconnaissance mais les sifflets et les applaudissements font et feront toujours partie du jeu. Ils doivent comprendre que quand leur équipe ne gagne que 2-1 contre le dernier du classement, les supporters sont en droit d'exprimer leur mécontentement.
Lors de mes sept saisons à Paris, le public a parfois grondé mais il nous a aussi aidés à nous sauver.
Lors de la saison 2006-2007, à quelques journées de la fin, nous étions perdus au fin fond du classement. Les supporters ont compris la gravité de la situation et ont décidé de nous encourager et de nous donner le soutien nécessaire. Et nous avons réussi à rester en première division.

Par rue89.com

Les Africains champions du monde de l’optimisme économique

(Agence Ecofin) - Selon un sondage effectué dans 51 pays auprès de 51 000 personnes par BVA et Gallup International pour le Parisien et Aujourd’hui, l'Afrique garde la première place de l'espoir économique en 2012 avec 68% d’optimistes, suivie par l’Asie dont 35% des sondés envisagent une prospérité économique pour 2012, l’Amérique du Nord (18%) et l’Europe de l’Ouest (7%). A l’autre extrême, c’est la France qui est la championne du monde du pessimisme économique avec 81% des sondés qui envisagent « d’énormes difficultés économiques » et 17% qui parient pour une stabilité économique en 2012.

Le Nigéria, troisième PIB en Afrique occupe la première place mondiale de la nation la plus optimiste en termes de perspectives économiques, devant le Vietnam, le Ghana, l’Ouzbékistan, le Soudan du Sud, la Tunisie, le Cameroun, l'Azerbaïdjan et la Colombie.

Le « Top 10 des pessimistes » en termes de prospérité/difficultés économiques est occupé à plus de 90% par les pays européens.

La France est la championne du monde du pessimisme économique avec 81% des sondés qui envisagent d’énormes difficultés économiques et 17% qui parient pour une stabilité économique en 2012.


Par africatime.com

L’Afrique: un continent émergent à découvrir

Le continent africain s’inscrit dans une phase de croissance durable. Ses ressources, sa démographie, ses besoins en infrastructures en font une nouvelle zone à explorer et à jouer pour l’investisseur en actions. Revue de détails.

Chahutée violemment cette année, la planète boursière présente des disparités inattendues.

Alors que la plupart des places mondiales vont terminer 2011 dans le rouge, trois Bourses africaines affichent des gains : l’Afrique du Sud et le Botswana (en monnaies locales seulement) mais aussi la Tanzanie.

A l’heure où l’économie européenne fait grise mine et où les Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) montrent leurs limites, le continent noir devrait connaître une croissance de près de 6 % en 2012. Plusieurs facteurs encourageants portent cette expansion.

En particulier, l’urbanisation croissante. Ce phénomène se conjugue avec l’émergence d’une classe moyenne qui dope la demande intérieure. Selon une étude de McKinsey, plus de 220 millions d’Africains vont ainsi entrer sur le marché des biens de consommation de base entre 2010 et 2015.

Le regard des Occidentaux sur ce territoire, nouvel entrant parmi les émergents, commence à changer. L’annonce cette semaine de l’ouverture d’une filiale de L’Oréal au Kenya, base du développement du groupe en Afrique de l’Est, le prouve encore.

D’autres entreprises françaises ont perçu plus tôt le potentiel du continent, les sociétés minières et pétrolières bien sûr, mais surtout Bolloré et CFAO.

« L’Afrique était un réservoir de matières premières, elle va de plus en plus être perçue comme un réservoir de croissance et peut-être demain comme une source de main-d’œuvre, bénéficiant de délocalisations d’activités, à mesure que les salaires augmenteront en Asie, estime Dominique Lafont, directeur général Afrique du groupe Bolloré.

Mais cela ne se fera pas de façon linéaire, les événements en Côte d’Ivoire cette année en témoignent. » Outre les incertitudes qui pèsent sur la stabilité des pays, leurs lacunes en termes de gouvernance, d’efficacité économique, de sécurité juridique, d’infrastructures… demeurent un frein aux investissements étrangers.

Les besoins annuels sont estimés à plus de 90 milliards de dollars par an, notamment dans les télécommunications, une opportunité pourFrance Télécom par exemple.

Dans ce dossier, nous nous sommes intéressés plus particulièrement à l’Afrique subsaharienne, le « printemps arabe » ayant rebattu les cartes des pays concernés, avec des conséquences encore très incertaines.

Pour l’investisseur, les possibilités de « jouer» la croissance africaine sont diverses. Certaines sociétés cotées à Paris constituent des véhicules intéressants, de même que certains fonds et trackers. 

Par africatime.com