lundi 9 janvier 2012

Sénégal: La migration des jeunes et le développement régional dans la croissance économique du Sénégal

M. Serigne Babacar Guèye, Juriste spécialiste en migrations internationale. Groupe d'Etudes et de Recherches sur le Développement Régional et Rural.   ( G.E.R.D.R.R.) www.diasporaenligne.net
La migration des jeunes et le développement régional dans le croissant économique du Sénégal

S’inscrivant dans les travaux du Groupe d’Etudes et de recherches pour le développement Régional et Rural de diasporaenligne.net, ainsi que sur la migration des jeunes, ma recherche porte sur le phénomène de la migration interne des jeunes Sénégalais dans une perspective régionale et comparative. À partir des données recueillies à l’aide d’un sondage auprès de 1112 jeunes âgés de 20 à 34 ans originaires de Matam, de Louga et de Kaolack, elle analyse d’abord les raisons et les motivations de départ, et ce qui rend attrayant le lieu d’arrivée de la première migration des jeunes. Je m’attarde par la suite à mettre en lumière la perception qu’ont les jeunes de leur milieu d’origine, puis à analyser les retours ainsi que les possibilités de retour des jeunes vers leur région d’origine. Je montre que les jeunes quittent leur région pour des raisons multiples qui touchent plus globalement le besoin de s’affranchir et de se prendre en charge, que les jeunes se tiennent à distance d’un discours trop négatif sur leur région et que plusieurs jeunes seraient intéressés à revenir dans leur milieu d’origine si les circonstances s’y prêtaient.
Nous examinerons la question de la migration des jeunes Sénégalais dans une perspective de développement régional ou local en comparant la situation dans trois régions du pays : , de Matam, Louga et de Kaolack. Ces régions font partie de ce que nous appelons les points de départ au Sénégal, Depuis de nombreuses années, l’objectif avoué de l’action publique de soutien aux régions du Sénégal se fonde sur une volonté de développer l’arrière-pays notamment à partir de ses ressources naturelles, tout en favorisant sur l’ensemble du territoire Sénégalais des revenus et des services semblables aux populations rurales et urbaines. Dans ces régions, les grandes entreprises ont exercé un rôle prépondérant sur les économies locales jusqu’au début des années 1980. Dans les années 1960 et 1970, les politiques de développement régional ont reposé sur la culture de l’arachide, et non sur des investissements importants en éducation, dans la santé et dans le domaine économique afin de réduire les disparités et inégalités régionales. Depuis les années 1980, les pouvoirs publics ont cherché à remettre entre les mains des acteurs régionaux plus de responsabilités en matière de développement. Cependant, les économies de ces régions restent fragiles. Cette fragilité favorise l’exode des populations, particulièrement chez les plus jeunes.
Dans un tel contexte, la migration des jeunes de ces régions revêt une importance toute particulière : le départ des jeunes de leur milieu d’origine vers les grands centres urbains ou en immigration est préoccupant. Si les régions se vident de leurs jeunes, ne faudrait-il pas agir pour arrêter cet exode, ne faudrait-il pas chercher à les retenir ? Cependant, du point de vue des jeunes eux-mêmes, la situation est différente. On ne s’exile pas de sa région ; on la quitte, certes, mais souvent pour mieux y revenir. Les études du Groupe d’Etudes et de recherches pour le Développement Régional et Rural de diasporaenligne.net, sur la migration des jeunes ont en effet montré que si 47 % des jeunes Sénégalais quittent à un moment ou à un autre leur région d’origine pour une période de plus six mois, près de 50 % de ceux-ci y reviennent Elles ont également montré que la migration des jeunes est liée à leur entrée dans la vie adulte. Les migrations, souvent multiples, contribuent notamment à la construction identitaire lors de leur passage à la vie adulte.
L’objectif de cet article est de décrire et d’analyser le mouvement migratoire des jeunes, à partir de leur propre témoignage, puis de tenter de mesurer la portée de ce mouvement migratoire sur l’avenir des régions. Après avoir retracé à grands traits l’histoire des dynamiques migratoires de ces régions, nous examinerons, d’une part, les raisons du départ des jeunes et, d’autre part, les motifs de retour dans leur région d’origine. Cela nous amènera à discuter également de la perception des jeunes de leur région d’origine.
Chacune des trois régions possède des caractéristiques particulières :
Matam :
A amorcer un développement local depuis longtemps grâce à ses immigrés vivant en Afrique, et à l’extérieur du continent, qui lui à permis d’être considérer une région à vocation agricole.
Louga :
Malgré un nombre élevé d’immigrés, les expatriés de la région ne pensent à rien d’autre que se concurrencer en construisant des maisons, et d’acheter des voitures gros cylindrés.
Kaolack :
Relance le développement local en créant plusieurs PME, tout en mettant l’accent sur l’agriculture, ainsi que la formation des jeunes (Filles et Garçons).
Etudes à suivre                                                                                             Serigne Babacar Guèye
                                                                                                                         Diasporaenligne.net

Un passager attaché avec des cordes : le Paris-Lomé se révolte

Aéroport Paris-Charles de Gaulle : le vol DL8538 en direction de Lome (Togo) devait décoller à 13h50 ce vendredi. Il a finalement quitté le sol français à 16h08. Deux passagers installés dans l'avion ont raconté à Rue89 le récit de ce retard, un embarquement contrarié, sur fond de violence et d'indignation.

Alors que les passagers s'apprêtent à monter dans le bus qui les conduira dans l'avion, ils remarquent une voiture de police et des forces de l'ordre en train de discuter avec des agents de l'aéroport. Sans savoir de quoi il retourne. Le bus les conduit normalement à bord de l'appareil.

Pieds et mains liés avec des cordes

A peine installés sur leurs sièges, ils voient la voiture de police s'approcher. Cette fois, un homme africain escorté par deux agents sort de cette dernière. Les passagers remarquent immédiatement que l'homme n'est pas menotté, il est attaché « tel un bagnard ». Ses pieds et ses poings (dans le dos) sont liés avec des cordes.
Il n'embarque pas - comme les autres voyageurs - par l'avant mais par la porte arrière de l'avion. Stupéfaits de constater que les policiers ont sérieusement l'intention de faire voyager le « prisonnier » attaché de la sorte, ces derniers se questionnent. L'homme est-il un dangereux criminel ? Les hôtesses interrogent les policiers, son crime abominable est... d'être en situation irrégulière, et doit être rapatrié. C'est du moins la réponse qui leur est donnée.
Commence alors un vent de protestation. Plusieurs passagers s'en mêlent et crient au scandale. Hors de question de laisser un homme voyager dans ces conditions, attaché avec des cordes noires. Le ton monte, les policiers appellent au renfort, le spectacle du hublot continue.

Cinq cars de police débarquent

Cinq cars de la police des frontières débarquent et la force civile envahit l'endroit, 10... 15... le témoin parisien - qui s'apprête à partir en vacances au pays - ne compte pas le nombre d'agents, mais s'étonne d'un tel dispositif. A cause de la ressemblance des uniformes, il les prend pour des CRS.
Les voyageurs continuent de prendre le parti de l'homme. Des coups partent, du côté des forces de l'ordre et des passagers. En réponse à cet accroissement de violence, trois d'entre eux - des hommes, africains - sont arrêtés. Menottés (avec de vraies menottes), le décollage est encore retardé, il faut également évacuer leurs bagages...
A 16h08 ce vendredi, le vol Paris/Lomé peut enfin décoller.

« Tentative volontaire d'entrave à la circulation d'un aéronef »

Philippe Dormoy, de la cellule de communication de l'état-major de la police aux frontières (DCPAF), nous affirme que l'homme, contrairement à ce qu'ont cru les passagers au moment des faits, n'était en réalité pas reconduit pour irrégularité, mais suite à une décision de justice : c'était une « mesure d'éloignement », dont la cause est inconnue.
Il ajoute que ce dernier s'était violemment opposé à son rapatriement, au point de blesser un agent de police, ce qui expliquerait les pieds et poings liés par les cordes.
Quant aux trois passagers, ils pourraient être poursuivis pour « entrave à la circulation d'un aéronef », qui selon l'article L. 282-1 du Code de l'aviation civile, est passible de cinq ans de prison et d'une amende de 18 000 euros.


Par diasporaenligne.net
 


Enquête 07/01/2012 à 11h11 Les deux otages tués au Niger ont-ils été sacrifiés par la France ?

Depuis plusieurs mois, Annabelle Delory en est persuadée. On n'a pas fait le maximum pour sauver son frère Vincent, 25 ans, mort brûlé vif au Sahel le 8 janvier 2011, au lendemain de son enlèvement avec son ami Antoine de Léocour, dans un bar du centre-ville de Niamey :
« De ce que je vois, il y avait moyen de le sauver et j'ai vraiment l'impression qu'on l'a laissé mourir. »
Les conditions de l'assaut donné par les forces spéciales françaises héliportées à partir de Ouagadougou, dans les broussailles désertiques de la frontière nigéro-malienne, commencent à se préciser.
Selon le témoignage d'un membre de la même katiba d'AQMI, Mohammed Ould M'Balle, incarcéré à Nouakchott et entendu par le juge d'instruction français Yves Jannier en novembre dernier, les ravisseurs d'Antoine et Vincent étaient au nombre de huit, dans un 4X4 blanc.

Des zones d'ombre

Dès l'enlèvement, la Garde Nationale et la Gendarmerie nigériennes sont mobilisées et tentent de rattraper le convoi. La Garde décroche avec un blessé. Le véhicule des ravisseurs roule toute la nuit.
Au matin, les gendarmes nigériens lancés à leurs trousses sont pris en otage à leur tour, avec leur véhicule de service, à la faveur d'une embuscade qui fait un mort et quatre blessés. Un troisième véhicule, appelé en renfort, rejoint le convoi avec un nombre inconnu d'hommes.
Le ministre de l'Intérieur du Niger, Ousmane Cissé, qui a cédé son portefeuille à la faveur des élections présidentielles d'avril, se souvient :
« J'avais donné des consignes à la Garde Nationale et à la Gendarmerie de tout faire pour sauver les otages et de me les ramener vivants. Mon objectif était d'obtenir la libération des otages. Honnêtement, je ne peux pas me mettre à la place des autorités françaises.
Moi, personnellement, à mon niveau de connaissance, je ne savais pas qu'une intervention était prévue. J'ai appris qu'un assaut avait été donné le lendemain, par hasard. J'ai perdu deux hommes. Ils sont sortis parce que j'avais donné des instructions et malheureusement, ils ne sont pas revenus. Je ne sais pas qui les a tués. Il y a quand même des zones d'ombre, je pense. »

TF1 n'a pas tout filmé

En septembre dernier, TF1 a publié une vidéo filmée par un appareil de surveillance de l'armée française et versée au dossier d'instruction. On y voit l'embuscade du matin, les trois véhicules en file indienne puis l'assaut, vers 10H30 : les trois 4X4 s'immobilisent en désordre, sous les arbres, une trentaine de soldats commandos des forces spéciales sont déposés au sol, puis les hélicoptères entrent en action.
Le véhicule de renfort est détruit. Le 4X4 blanc aussi mais cette séquence n'est pas filmée. La déclassification de cette minute d'image n'a pas été autorisée par le ministre de la Défense. On entend aussi l'ordre de sécurisation du 4X4 blanc, après la destruction du véhicule. « Reçu pour la sécurisation du pick-up blanc mais le pick-up blanc est détruit. » Enfin, on voit s'enfuir à pied au moins sept combattants d'AQMI, qui ne seront pas poursuivis ni inquiétés.

Vincent Delory n'avait pas succombé aux cinq impacts de balles

Lors de ce même interrogatoire, publié vendredi par Libération, le Mauritanien Mohammed Ould M'Balle a complété certains trous du récit, tel qu'il l'a entendu raconter par les ravisseurs à leur retour au camp.
Selon lui, ils ont immédiatement abandonné leurs véhicules pour éviter d'être abattus par les hélicoptères.
« Fayçal al-Jazaïri se trouvait en compagnie d'un des otages, qu'il tira à une distance pas loin du véhicule. Mais l'otage n'avait plus la force de suivre Fayçal al-Jazaïri dans sa marche. En conséquence, ce dernier l'abattit de plusieurs balles à partir de son arme de kalachnikov. »
C'est ainsi que mourut Antoine de Léocour, décédé d'une balle à bout touchant, à 200 mètres environ de la scène de l'assaut.
« Aucun, parmi les éléments de la katiba n'avait retiré le deuxième otage, qui avait brûlé dans le véhicule à bord duquel il se trouvait. Pour ma part, je pense que le véhicule a pris feu suite aux tirs d'une part, et d'autre part en raison de l'existence d'essence à son bord », poursuit le Mauritanien.
L'autopsie a confirmé que Vincent Delory n'avait pas succombé aux cinq impacts de balles mais bien « aux effets thermiques » de l'incendie. Il gisait à un mètre environ de la voiture. Il semble qu'il a réussi à se glisser hors du véhicule mais pas à échapper au brasier.

Un commandant « dans l'incapacité d'apporter des précisions »

Surgissent alors de nouvelles questions. « Pourquoi les hommes des forces spéciales, qui étaient à 30 mètres de mon frère, ne sont-ils pas allés directement sur la voiture ? On ne sait pas. Ils n'ont pas été interrogés par la justice. On nous a dit qu'il y avait des tirs qui venaient. Sur la vidéo, on ne voit qu'un seul tireur. On a appris aussi qu'ils n'avaient pas de gilets pare-balles », raconte Annabelle Delory.
Qu'est-ce-qui a provoqué l'incendie du 4X4 blanc ?
« Les militaires qui ont été interrogés ne disent pas grand chose. Ils ont tiré sur le véhicule pour le stopper mais ils ne voyaient rien. Aucun d'entre eux n'a la moindre idée de la raison pour laquelle le véhicule a explosé. »
Le patron de l'époque du Commandement des opérations spéciales, le général Frédéric Beth, entendu également, est « dans l'incapacité d'apporter des précisions » sur ce point.
On ne sait pas trop d'ailleurs quel était l'objectif d'Archange Foudroyant. Avec un bilan de six morts - deux gendarmes nigériens, deux otages français et deux hommes d'AQMI – a-t-il été atteint ? Est-ce une réussite, comme l'a estimé l'état-major de l'armée ? Un carnage, un massacre, comme en juge Me Franck Berton, l'avocat de la famille Delory ?
La justice, d'ailleurs, en jugera-t-elle ? Annabelle Delory en doute :
« Le juge d'instruction ne clarifiera pas tout ça, non. Personne ne jugera la responsabilité de l'armée. L'armée est juge et partie. Personne n'est juge non plus de la décision politique. L'Etat fait ce qu'il veut. Tout ça, ça nous fait mal. »
 
Par rue89.com

vendredi 6 janvier 2012

Sénégalais de l'extérieur, "on nous tue à l'extérieur"...

Dès qu'un occidental est mal dans sa peau il s'en prend aux noirs? Est ce parce-que notre subconscient nous a predisposé à considerer le noir comme étant une proie facile sur laquelle se defouler n'entraine aucune consequence? toujours est-il qu'à la violence, je propose la violence comme réponse...mais une violence qui ne dit pas son nom, genre communaute internationale...
Posté par: Yatera Triangle

Nous Africains, nous sommes un peuple affable, créatif pour le bien de l'humanité, le monde rayonne par nos arts, peinture, musique, etc... nous ne sommes pas portés à la violence, l'esprit de violence a été importé par "L'autre" (les blancs).

Les médias occidentaux mettent le zoom sur de nos jeunes noirs en terme de "délinquents" au motif qu'ils fument leur bédos.

Mais quand il s'agit de leurs rejettons bien tout blanc, ils parlent de "faits de sociétés" et qu'il faut faire des compagnes de préventions de lutte contre le tabagisme, l'alcoolisme, le viol en bande organisé...

Regardez bien et faites une analyse correcte des faits divers. Tous les crimes horribles, des actes barbares voire démoniaque qui se commettent en France et aussi bien ailleurs, sont commis par qui ? Bien que par des individus "bien tout blanc" !.
Les deux sénégalais qui ont été sauvagement tués en Italie ce mardi 13 décembre à Florence. Modou Samb âgé de 40 ans et Mor Diop vieux de 54 ans, la presse nous a annoncé qu’il s’agissait de deux morts et d’un blessé grave, mais en réalité ce sont trois blessés graves qui étaient dans le coma à l'hôpital Careggi de Florence. Il s’agissait de Moustapha Dieng, 34 ans, de Mor Sougou, 32 ans, et de Cheikh Mbengue âgé de 42 ans.
Je ne trouve aucune éxcuse à ce lâche mais la presse oui (dépréssif et diabétique), la vérité est qu'une nouvelle génération de lâche psychotique n'ont plus le courage de se suicider dans leur coin ?.
Donc effectue des carnages aux noirs dans le but de se motivier (la peur d'affronter leurs actes de lacheté et l'aider à appuyer sur la détente après leur crime).
Le point le plus malheureux est qu'il se permet de choisir des noirs en pensant que tout nous est permis. Que l'on peut tout faire aux noirs en Italie sans état d'âme !
Est ce que le Sénégalais de l'exterieur peut faire confiance à son Sénégal natal : son gouvernement pour exiger le minimum de securité. Le gouvermenet Sénégalais doit exiger l'application des sanctions afin de faire comprendre aux gouvernements Européens qu'il protège ses ressortissants et que ses ressortissants "doivent être protègés".
(Khadafi a fait chanter la Suisse lors de l'arrestation de son fils. Vous commencez à comprendre pourquoi ?).
 
Par diasporaenligne.net

L'ANC fête ses 100 ans


Le Congrès National Africain (ANC) fête ses 100 ans à compter de ce vendredi.

Les responsables de l'ancien mouvement de libération prévoient une célébration en grande pompe avec un parterre d'invités de marque.

La direction du parti s’est dit prête à accueillir environ 100 milles personnes, c’est le chiffre des sympathisants de la formation politique.

Egalement attendus pour cette célébration, 46 chefs d’état dont les présidents ghanéen, namibien et mozambicain.

Les festivités qui vont durer trois jours se feront aussi en présence de 80 partis politiques et mouvements de libération.

Un tournoi de golf, va consacrer le lancement. Le golf qui est un sport peu populaire en Afrique du sud est le nouveau passe temps favori de la nouvelle bourgeoisie de l’ ANC.

Samedi, place à des activités plus populaires avec notamment l’organisation d’un concert géant et le lendemain l’aspect politique prendra le relais avec un discours du président Zuma.

La grande inconnue c’est Nelson Mandela. Les organisateurs l’attendent ou du moins espèrent qu’il pourra effectuer le déplacement.

Mais on ignore si l’ancien président Nelson Mandela qui est déjà dans sa 94e année est encore capable de se déplacer.


Africatime.com

jeudi 5 janvier 2012

George Weah, Youssou Ndour… Kabasele Joseph : les stars et la politique

Les stars du sport et de la musique envahissent les arènes politiques. Le Libérien George Weah, le Sénégalais Youssou Ndour ont brûlé la politesse aux politiciens pour les affronter sur leur propre terrain. Auparavant, le Congolais Kabasele Joseph chantait avec autant de conviction et d’engagement l’auto-détermination du Congo-Léopoldville, l’unité nationale et la fierté d’être congolais. De son côté, le précurseur Adou Elenga s’était mis sur l’avant-scène en sonnant l’hallali du colonialisme avec son intarissable chanson «Ata Ndele, mokili ekobaluka» (Ndlr : Tôt ou tard, le monde changera). Ras-le-bol, disent les uns. Vent de changement, rajoutent les autres.

L’artiste international, le Sénégalais Youssou Ndour vient de se déclarer candidat à la présidence de la République de son pays pour la présidentielle de février 2012. «Je suis candidat à l’alternative de l’alternance», a-t-il déclaré, avant de tracer en deux lignes son programme. «Si je suis élu, je réduirais le train de vie de l’Etat et je m’attacherais à l’auto-suffisance alimentaire qui sera une réalité à la fin de mon mandat», a-t-il précisé.

Musicien professionnel de son état, Youssou Ndour est devenu un grand homme d’affaires, s’appuyant sur un vaste réseau de médias. Il affiche nettement ses ambitions de faire de son groupe une multinationale. Aussi, estime-t-il que sa candidature est un devoir patriotique «pour faire un meilleur don de soi».

Les premiers propos de Youssou Ndour sont très significatifs. Ils sont à la fois une expression personnelle et citoyenne, un état d’esprit de tout homme progressiste, un état des lieux d’une nation. Enfin, une manifestation qui précède et accompagne tout élan de changement pour briser l’immobilisme, diversifier les sources du progrès.

Bien avant Youssou Ndour, une autre star avait pris la même décision. Il s’agit du Libérien George Weah, un dieu des stades et du ballon. Alors que son pays était déchiré par une guerre fratricide des plus féroces, il s’est occupé entièrement de l’équipe nationale de football du Liberia. Manager, entraîneur, joueur, il était tout à la fois jusqu’au seul bailleur de fonds.

Dès qu’un semblant de calme est revenu au Liberia grâce au concours de la communauté internationale, il crut bon de poursuivre son action dans le domaine politique. Il s’est alors porté candidat à la présidence de la République. Certainement qu’il aurait tenu les mêmes propos que Youssou Ndour : «C’est un devoir patriotique pour donner le meilleur de soi».

Que l’on dise de Youssou Ndour et de George Weah qu’ils auraient dû rester stars, le premier répond simplement que «la politique est une fonction et non une profession». Il peut demeurer musicien ou footballeur, mais faire correctement la politique. Le contraire est difficile à réaliser.

FRUSTRATION, CHANGEMENT

Aussi, un artiste qui sort de son milieu de prédilection pour la politique, voilà qui pousse loin la réflexion. Comme pour dire que quelque chose ne marche pas bien dans ce domaine et qu’une nouvelle impulsion s’avère nécessaire. Qu’il y a un ras-le-bol qui suscite une réaction de tout citoyen.

L’écrivain nigérian Wole Soyinka en avait ras-le-bol de ce Nigeria caporaliste, corrompu. Il était allé au-delà de la simple écriture.

On en dirait autant de George Weah devant l’horreur des groupes armés qui décimaient son pays. Le Liberia était déchiré, écartelé. Il avait décidé de prendre la place des politiciens dans l’espoir de recoller les morceaux pour bâtir un nouveau pays en remettant le Liberia sur les voies des Etats viables.

Certes, le Sénégal est le seul pays africain qui n’ait pas connu de coups d’Etat. L’alternance s’est toujours opérée de façon démocratique. Mais la tendance à un certain atavisme conduisant à une dérive autoritaire exaspère les Sénégalais, empoisonne le climat politique et social. Youssou Ndour a certainement trouvé les mots justes en parlant de «l’alternative à l’alternance». Si le Sénégal peut se féliciter donc de l’alternance politique, l’obsession aux privilèges du pouvoir supplante les préoccupations de la société, retarde la réalisation de grands projets communautaires, au-delà les principaux programmes de développement national.

DE ADOU ELENGA A TABU LEY

Les stars africaines ont toujours été à l’avant-garde de grands mouvements d’auto-détermination, de l’émancipation de l’Afrique. A moins que l’on méprise leur métier et leur place au sein de la société en les prenant pour des laisser-pour - compte.

La RDC peut être citée en exemple. En effet, dans les années 50, Adou Elenga avait brisé la glace en chantant «Ata Ndele…». Traduisez «Tôt ou tard». Il affirmait que le cours de l’histoire était irréversible ; que le changement inéluctable et incontournable. Il dénonçait ainsi la mauvaise gouvernance, l’oppression du colonisateur. Arrêté, jeté en prison, rien n’y fit. Le temps a fini par lui donner raison pendant que sa chanson demeure toujours de brûlante actualité. Inoxydable, souligneraient les autres.

A l’orée de l’accession du Congo à l’indépendance, Kabasele Joseph, alias Kallé Jeef, cette voix limpide et charmante, lança «Indépendance cha cha» pour saluer ce moment historique de notre pays, l’accession à la souveraineté nationale, le 30 juin 1960. Mû par ce sentiment nationaliste, Kallé Jeef ne cessait de prôner l’unité nationale, de rappeler les souhaits exaucés du peuple congolais pour prendre la direction de ce Congo, de préserver et de sauvegarder le patrimoine national. Le majestueux fleuve, les rivières Kasaï, de l’Equateur, le cuivre du Katanga, les minerais du Kivu… sont toutes les richesses du Congo. Qu’il faille bien les gérer dans l’intérêt supérieur des Congolais. Il est demeuré nationaliste jusqu’au-boutiste à telle enseigne que sa mort avait soulevé une certaine polémique au sein de la classe politique au pouvoir à cette époque.

Tabu Ley Rochereau n’est pas demeuré en reste. Il s’était inscrit dans la même lignée que Kabasele Joseph pour mettre en exergue les potentialités congolaises. Notamment le léopard, le bois, la pointe d’ivoire, le diamant, l’okapi, le barrage d’Inga… autant de ressources naturelles qui font de la RDC un pays riche. Bien plus, Tabu Ley souligne dans ses chansons, le rôle éminent et déterminant du Congo en Afrique. Dans «Congo nouveau, Afrique nouvelle», il se tourne vers la classe politique en vue de l’inviter à plus de hautes responsabilités politiques pour qu’elle prenne la juste mesure de cette position géostratégique de la RDC au cœur de l’Afrique. C’est dans ces entrefaites qu’il a fini par faire son entrée, de façon active, en politique.

DES SIGNES AVANT-COUREURS

Loin de ces musiciens qui versent dans l’idolâtrie du contexte culturel du «Théâtre de chez nous», l’entrée des stars africaines en politique n’est nullement un fait divers. Mieux que cela, elle constitue des moments historiques qui s’inscrivent dans la quête d’un «Nouvel ordre national et africain».

Que ces moments signifient à la fois un ras-le-bol qui caractérise ces discussions byzantines dont raffolent les acteurs politiques africains, oubliant sûrement l’essentiel. Qu’il est temps que les Africains s’assument afin de réaliser le «grand rêve africain» dans ce monde en pleine mutation. Que seule la mauvaise gouvernance fait de cette Afrique riche, une Afrique de pauvres, de misères, de fatalité.

Et pourtant, le joueur le mieux payé au monde est un Africain : le Camerounais Samuel Etoo. Les grandes maisons d’édition de disques en Europe tomberaient toutes en faillite à l’image de leurs banques n’eussent été les musiciens de la trempe du Sénégalais Youssou Ndour, du Malien Salif Keita, des Congolais Ray Lema, Koffi Olomide, Papa Wemba, de la Capverdienne Cesaria Evora, et nous en passons de meilleurs.

Les stars africaines en politique, serait-ce déjà le «Printemps africain» ?....

Par Freddy Monsa Iyaka Duku

En Libye, le chef du CNT craint une "guerre civile"


La Libye risque de sombrer dans la guerre civile si les milices révolutionnaires qui ont contribué à la chute de Mouammar Kadhafi ne rentrent pas dans le rang, a déclaré mercredi 4 janvier le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil.

 




Mardi, des affrontements armés entre une milice locale et des combattants originaires de la ville de Misrata ont fait quatre morts et au moins cinq blessés à Tripoli. En fin d'après-midi, la tension était perceptible dans la capitale, où plusieurs quartiers ont été fermés à la circulation.


Plusieurs milices se sont installées dans des bâtiments officiels ou encore dans des résidences et fermes appartenant à des responsables de l'ancien régime. D'autres tiennent des barrages dans des points stratégiques de Tripoli. Ces milices disposent d'importants stocks d'armes légères et lourdes, puisés notamment dans l'arsenal de l'ancien régime.